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Nétanyahou défend Israël et pourfend Ankara

Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou

Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou

Photo : AFP / Ronen Zvulun - Pool

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou affirme que l'assaut contre le Mavi Marmara s'est fait en conformité avec le droit international. Il accuse la Turquie de ne pas être intervenue.

Le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a témoigné lundi devant la Commission Turkel, qui se penche sur l'intervention militaire menée par l'État hébreu contre une flottille qui tentait de forcer le blocus naval imposé à la bande de Gaza le 31 mai.

L'assaut militaire israélien, survenu dans les eaux internationales, a donné lieu à un violent affrontement qui s'est soldé par la mort de neuf activistes turcs. L'affaire a entraîné un tollé au sein de la communauté internationale. Israël a même dû alléger son blocus de la bande de Gaza.

Sans surprise, M. Nétanyahou a profité de son témoignage pour affirmer être convaincu que l'enquête prouvera qu'Israël et son armée « ont agi conformément au droit international ».

Composition et mandat de la commission

La commission d'enquête israélienne est dirigée par Yaakov Turkel, juge à la retraite de la Cour suprême israélienne.

Il est assisté de quatre autres Israéliens et de deux observateurs internationaux, soit l'Irlandais David Trimble, Prix Nobel de la paix 1998, et Ken Watkin, un ex-avocat général de l'armée canadienne.

Elle a le mandat d'étudier la légalité du blocus naval et des actions prises pour le faire respecter. Elle ne peut se pencher sur le processus décisionnel qui a mené à l'assaut ni interroger des soldats qui y ont participé.

Le mandat des deux observateurs internationaux est limité : MM. Trimble et Watkin n'ont pas le droit de voter sur les travaux ni sur les conclusions de la commission.

Le chef du gouvernement israélien dit avoir demandé à l'armée de faire « un effort suprême pour éviter que quiconque soit blessé », mais que les soldats ont « fait face à un réel danger pour leur vie après avoir été attaqués avec des bâtons, des barres de métal et des couteaux ».

Son témoignage a aussi été marqué d'accusations contre la Turquie, où est basée l'organisation IHH, qui a organisé le coup de force contre le blocus.

Il dit avoir tenté de convaincre le gouvernement turc d'intervenir, mais en vain. « Apparemment, le gouvernement turc n'a pas considéré que de possibles frictions entre les militants turcs et nos soldats puissent porter atteinte à ses intérêts et justifier une intervention auprès des organisateurs de la flottille », a-t-il dit.

Les relations entre la Turquie et Israël, deux alliés traditionnels des États-Unis dans la région, se sont sérieusement dégradées dans la foulée de l'attaque de l'armée contre la flottille.

Image de la télévision turque Cihan News Agency montrant des soldats de la marine israélienne sur le bateau turc Mavi Marmara qui se dirigeait vers la bande de Gaza, le 30 mai 2010.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Image de la télévision turque Cihan News Agency montrant des soldats de la marine israélienne sur le bateau turc Mavi Marmara qui se dirigeait vers la bande de Gaza, le 30 mai 2010.

Photo : AFP / Cihan News Agency

Une commission d'enquête militaire mise sur pied par le gouvernement israélien a déjà conclu que les services de renseignement n'ont pas réussi à prédire l'éruption de violence survenue sur le Mavi Marmara.

Après avoir entendu M. Nétanyahou, qui a donné la dernière partie de son témoignage à huis clos, la Commission Turkel entendra mardi le ministre israélien de la Défense, Ehoud Barak. Le chef de l'armée, Gabi Ashkenazi, sera entendu mercredi.

Les Nations unies ont aussi mis sur pied leur propre commission d'enquête. Ses travaux débuteront mardi, en présence de représentants turcs et israéliens.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Associated Press

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