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Recours collectif de 45 millions $

Des manifestants encerclés par les policiers antiémeutes.

Des manifestants encerclés par les policiers antiémeutes le 27 juin à Toronto.

Photo : La Presse canadienne / Chris Young

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Une femme de 51 ans, qui estime avoir été victime d'une arrestation abusive durant le G20, entame une action en justice contre la police de Toronto et le procureur général du Canada.

Une femme qui affirme avoir été arrêtée et détenue lors du Sommet du G20 intente une poursuite de 45 millions de dollars contre la police de Toronto et le procureur général du Canada.

Sherry Good est la plaignante qui représente plus de 800 personnes qui prétendent avoir été arrêtées sans motif valable lors de cet événement.

La dame de 51 ans affirme qu'elle n'était ni une manifestante ni une militante. Elle se dit victime des arrestations de masse effectuées par la police lors du G20. Elle a été arrêtée au coin des rues Queen et Spadina, le 27 juin, par l'escouade antiémeutes.

Nous avons été entourés par des centaines de policiers en tenue antiémeutes et armés. Nous ne pouvions pas partir. Ils nous ont gardés sous la pluie, durant un des plus importants orages de l'année, pendant plus de quatre heures sans nous fournir d'explication, sans nourriture, sans eau, sans toilette.

Une citation de :Sherry Good

Mme Good a finalement été remise en liberté sans qu'aucune accusation ne soit déposée contre elle. Elle allègue que les policiers n'ont pas agi de façon appropriée. Ses avocats expliquent que toutes les personnes arrêtées, détenues et relâchées sans accusation peuvent s'inscrire au recours collectif de 45 millions de dollars.

En tant que Canadien, je me sens privilégié et fier de la liberté que nous avons que tant de gens au monde n'ont pas. Mais cette fierté a été érodée par les arrestations et la détention de centaines et de centaines de Canadiens qui n'ont vraisemblablement contrevenu à aucune loi. En fait, ils exerçaient simplement le droit fondamental que des millions d'entre nous croyions avoir : la liberté d'expression.

Une citation de :Murray Klippenstein, avocat de Sherry Good

Les avocats ont créé un site Internet pour permettre aux gens qui ont des histoires semblables à celle de Sherry Good de s'inscrire à ce recours collectif. Ils admettent que le processus judiciaire sera long et qu'un juge ne se prononcera pas vraisemblablement pas sur la validité du recours collectif avant un an.

Environ 1100 personnes ont été arrêtées lors du G20 à Toronto.

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