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Washington réclame les documents de WikiLeaks

Wikileaks

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Photo : AFP / KARL-JOSEF HILDENBRAND GERMANY OUT

Radio-Canada

Le Pentagone exige que le site Internet WikiLeaks lui remette immédiatement environ 15 000 documents secrets relatifs au conflit afghan qu'il n'a pas encore divulgués, et qu'il détruise ceux qui ont déjà été mis en ligne.

Le Pentagone a haussé le ton jeudi contre WikiLeaks en exigeant que le site Internet d'information rende immédiatement les 15 000 documents militaires confidentiels sur l'Afghanistan qu'il n'a pas encore publiés et qu'il retire de la toile ceux déjà diffusés.

« La publication par WikiLeaks d'un grand nombre de nos documents a déjà mis en danger nos troupes, nos alliés et les citoyens afghans qui travaillent avec nous. La diffusion d'informations classifiées supplémentaires ne peut qu'aggraver la situation », a déclaré Geoff Morrell, porte-parole du département américain de la Défense.

M. Morrell a assuré qu'en cas de refus de la part de WikiLeaks, le Pentagone étudierait « d'autres options pour l'obliger à faire ce qu'il faut ».

Il a rappelé que le FBI et le ministère américain de la Justice, qui enquêtent sur ces fuites, avaient « autorité, s'ils le souhaitent, pour aborder le problème au moyen du système judiciaire », ajoutant que le seul propriétaire légitime des documents classés secrets était le gouvernement américain et qu'il s'agissait de données dérobées.

Le site WikiLeaks, fondé en 2006 et spécialisé dans le renseignement, a déjà diffusé fin juillet plus de 70 000 archives classifiées offrant une nouvelle perspective sur la guerre en Afghanistan, avec des révélations notamment sur le nombre de victimes civiles ou sur les liens supposés entre le Pakistan et les insurgés.

Le porte-parole fait savoir qu'environ 80 spécialistes du renseignement américain passaient au crible les quelque 70 000 documents diffusés et informaient les gouvernements étrangers, ainsi que les ressortissants afghans concernés, des risques auxquels ils pouvaient être exposés.

La publication de ces documents a suscité de vives critiques de la part de la Maison-Blanche, du Pentagone et du président afghan Hamid Karzaï.

Le Pentagone a indiqué mardi ne pas avoir été contacté par WikiLeaks avant la publication des documents.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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