•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L'opposition s'en prend à John Baird

Stephen Harper

Stephen Harper (archives)

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le premier ministre procède à un remaniement ministériel mineur, faisant entre autres de John Baird son leader parlementaire. Mais sa réputation de batailleur fait douter l'opposition de son ouverture à coopérer.

Le premier ministre Stephen Harper a procédé à un remaniement ministériel mineur vendredi matin.

Le ministre des Transports, John Baird, devient leader parlementaire. Il avait déjà occupé cette fonction dans le gouvernement ontarien de Mike Harris.

Le ministère des Transports passe aux mains de Chuck Strahl, qui cède le portefeuille des Affaires indiennes et du Nord canadien à celui qui était secrétaire d'État aux Affaires indiennes, John Duncan. Ce député de Colombie-Britannique, dont le premier ministre Harper a vanté le « travail irréprochable », avait fait son entrée au Parlement en 1993, sous les couleurs du Parti réformiste.

Le remaniement découle de la décision de Jay Hill, qui était jusqu'alors leader parlementaire, de ne pas se représenter aux prochaines élections. L'annonce de son départ avait été faite le mois dernier.

Lors d'une conférence de presse après la cérémonie d'assermentation, le premier Stephen Harper a plaidé qu'il devait « faire fonctionner le Parlement », affirmant d'entrée de jeu que le pays ne peut se permettre d'élection en ces temps de reprise économique.

Il a soutenu que l'opposition menaçait de renverser son gouvernement à la rentrée parlementaire, fin septembre, une allégation pourtant déjà réfutée par les chefs libéral et néo-démocrate, Michael Ignatieff et Jack Layton.

« Une élection inutile est la dernière chose dont les Canadiens et Canadiennes, ainsi que l'économie, ont besoin en ce moment. »

— Une citation de  Stephen Harper

Le premier ministre a une nouvelle fois vanté la performance du Canada durant la récente récession, mais a ajouté que l'économie restait fragile. Il a également promis de continuer à se concentrer sur la mise en oeuvre de son plan d'action économique.

La nomination de Baird décriée par l'opposition

John Baird, répondant à une question de l'opposition (archives)Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

John Baird, répondant à une question de l'opposition (archives)

Photo : La Presse canadienne / Tom Hanson

Les partis d'opposition ont vivement réagi au remaniement ministériel, s'inquiétant plus particulièrement de la nomination de John Baird à un poste-clé.

Le leader du gouvernement a à négocier avec les partis adverses afin d'obtenir leur appui ou d'assurer le bon fonctionnement de la Chambre.

Or, M. Baird est réputé d'être parmi les députés les plus virulents des Communes.

Le libéral Marc Garneau a notamment mis en doute son aptitude à coopérer avec les partis d'opposition. Même son de cloche du côté du leader parlementaire du Bloc québécois, Pierre Paquette.

« Sceptique » face à la nomination de John Baird, il a déploré son « attitude très partisane et parfois très arrogante en Chambre ».

Le chef du Nouveau Parti démocratique, Jack Layton, a même tracé un lien entre cette décision du premier ministre, qui « a eu des occasions en or de travailler avec les autres partis, mais [qui] n'a pas saisi les opportunités », et le déclenchement éventuel d'une élection.

« La nomination de M. Baird, l'attack dog de l'équipe, envoie un message assez clair que son approche ne sera pas vraiment de travailler avec d'autres partis. »

— Une citation de  Le chef du NPD, Jack Layton

À sa sortie de Rideau Hall, Stephen Harper a défendu les qualités de son nouveau leader parlementaire. Interrogé par un journaliste sur le style de son homme de confiance, M. Harper a répondu qu'il était simplement un « ardent défenseur du Parti conservateur, de notre gouvernement et de notre programme ».

Reconnaissant qu'il s'agissait d'un poste difficile, M. Harper a soutenu que ce ministre « chevronné » avait les qualités requises pour l'occuper : « la capacité d'agir, la capacité d'écouter, la capacité de négocier, la capacité de forcer des choses de temps en temps ».

Quant au principal intéressé, il a répliqué aux journalistes qu'il n'était pas un chien de garde, mais un « minet ».

Les changements annoncés surviennent alors que le Parti conservateur est en baisse dans les intentions de vote, selon un sondage Ekos publié jeudi. Conservateurs et libéraux sont maintenant au coude-à-coude.

Le premier ministre avait procédé à son dernier remaniement en janvier dernier.

Avec les informations de La Presse canadienne

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !