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Washington dénonce une faute « morale »

Le secrétaire à la défense Robert Gates et l'amiral Mike Mullen

Le secrétaire à la défense Robert Gates et l'amiral Mike Mullen

Photo : AFP / Chip Somodevilla

Radio-Canada

Le secrétaire à la défense américain juge « moralement coupable » WikiLeaks pour la publication des documents militaires. Robert Gates accuse Julian Assange d'avoir mis en danger la vie d'informateurs.

Washington ne digère toujours pas la publication par WikiLeaks, dimanche dernier, de de dizaines de milliers de documents militaires portant sur la guerre en Afghanistan, de 2004 à 2009. Bien que le président américain ait relativisé cette fuite en affirmant qu'ils ne révèlent « rien de nouveau », le chef du Pentagone, qui a ouvert une enquête criminelle, a martelé au réseau ABC que WikiLeaks devait se considérer comme « moralement coupable ».

Le secrétaire américain à la défense Robert Gates a fustigé ce site spécialisé dans la diffusion de renseignements qui, estime-t-il, a été de l'avant dans la publication des documents « sans se préoccuper des conséquences ».

Il soutient que les fuites risquent de mettre en danger la confiance que les informateurs ont dans les agents américains. Précisons que ces documents, obtenus par WikiLeaks auprès de sources que tentent de démasquer tant le Pentagone que le FBI, ont aussi été publiés, du moins en partie, par trois grands quotidiens ce même dimanche 25 juillet : Le New York Times, Le Guardian britannique et le Der Spiegel allemand.

Le fondateur de WikiLeaks, Julian AssangeAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, lors d'une conférence de presse à Londres pour justifier la publication des documents secrets.

Photo : AFP / Leon Neal

Ils traitent notamment d'opérations secrètes et de craintes américaines voulant que les services de renseignement pakistanais aient aidé les insurgés afghans.

Le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, a déclaré la semaine dernière à la BBC que son organisation détenait et étudiait encore 15 000 autres documents qu'elle n'avait pas encore publiés, par souci de protéger des individus innocents.

Sur la chaîne concurrente NBC, l'amiral Mike Mullen, chef de l'état-major interarmes, a déploré que désormais, des Afghans risquent de subir des représailles de la part des talibans en raison de cette publication massive de documents.

L'enquête sur l'origine des fuites tournerait autour de Bradley Manning, un ancien analyste militaire déjà inculpé et incarcéré pour avoir transmis à Wikileaks une vidéo secrète sur une attaque héliportée en Irak qui avait fait une douzaine de morts, dont deux journalistes de Reuters.

Mais l'homme, qui est détenu à la base navale de Quantico, en Virginie, n'aurait pas pu agir seul et n'a pas encore été nommément mis en cause dans cette enquête, à laquelle Gates a tenu à associer le FBI afin qu'elle conduise « jusqu'où ce sera nécessaire ».

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