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Fin des opérations

Avion de la compagnie Aéropro

Avion de la compagnie Aéropro

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'injonction déposée par la compagnie aérienne Aéropro, basée à Québec, qui contestait la révocation de son permis par Transports Canada samedi a été rejetée dimanche par la Cour fédérale.

L'annulation du permis met fin définitivement aux opérations de l'entreprise.

Les avions du transporteur sont cloués au sol, mais les vols prévus cette semaine seront assurés par une autre compagnie aérienne.

Aéropro trouve cette décision regrettable et évalue si des recours administratifs et juridiques sont possibles.

La révocation du permis serait imputable à l'écrasement d'un appareil d'Aéropro, le 23 juin dernier, à Québec, qui à coûté la vie à sept personnes. L'entreprise a aussi été impliquée dans trois autres incidents, dont l'écrasement d'un CESSNA, en mai dernier, à l'île aux Grues, qui a fait quatre victimes.

Violation des règles de l'industrie de l'aviation

Par ailleurs, Radio-Canada a appris que les pilotes avaient reçu une note qui aurait pu nuire davantage au transporteur.

Cette note, envoyée à la fin mai par un responsable de l'entretien, avisait les pilotes d'une inspection imminente des appareils par Transports Canada. Ce responsable leur disait de ne pas noter dans leur carnet de bord des anomalies dans les appareils qui seraient relevées par les inspecteurs de l'organisme fédéral. Il demandait aux pilotes d'appeler la compagnie pour l'en aviser directement, le cas échéant.

En entrevue, les porte-parole de Transports Canada n'ont pas voulu préciser si cette note est un des motifs à l'origine de la décision d'annuler le permis.

Cependant, Transports Canada a dévoilé qu'on avait noté de nombreux manquements à la réglementation en matière de transport aérien lors de vérifications approfondies des affaires du transporteur et d'entrevues avec le personnel d'Aéropro.

Selon l'expert en aviation, Yvan-Miville Des Chênes, la directive d'Aéropro à ses pilotes est une sérieuse violation des règles de l'industrie.

Par ailleurs, Aéropro employait une cinquantaine de personnes sur la Côte-Nord et effectuait jusqu'à tout récemment la liaison entre Sept-Îles et les îles de la Madeleine.

En tout, 250 travailleurs sont touchés par l'arrêt des activités d'Aéropro.

La SOPFEU suspend son entente avec Sasair

La Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU) suspend temporairement l'entente qu'elle a avec sa filiale, la compagnie Sasair parce que c'est Aéropro qui entretenait les avions de Sasair.

La SOPFEU veut s'assurer que ses avions, qui surveillent les forêts québécoises, sont entretenus selon les normes de Transports Canada.

« Compte tenu de la décision de Transports Canada, il a été décidé, dimanche, de ne pas faire voler ces avions-là. Ça ne nuit aucunement à nos opérations, et compte tenu des informations que nous avons eues au cours de la fin de semaine, nous en sommes à évaluer cette situation pour décider de la suite des choses », explique la porte-parole de la SOPFEU, Isabelle Tremblay.

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