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Le ministre Clement devra s'expliquer

Les résultats du recensement 2002 sont dévoilés aux journalistes à Ottawa.

Photo : La Presse canadienne / Fred Chartrand

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le comité parlementaire de l'industrie se penchera dès mardi sur l'abolition du questionnaire long de recensement. Il entendra notamment le ministre de l'Industrie et le chef démissionnaire de Statistique Canada.

Le comité parlementaire de l'industrie, des sciences et de la technologie se penchera sur l'abolition du questionnaire long obligatoire de recensement dès mardi.

Il amorcera ses travaux avec deux témoignages importants : celui du ministre de l'Industrie, Tony Clement, et celui du directeur démissionnaire de Statistique Canada, Munir Sheikh. Le bureau du ministre a indiqué qu'il avait annulé une activité officielle au Nouveau-Brunswick, prévue lundi, afin de préparer sa comparution à Ottawa.

Le comité a également invité un ancien chef de l'agence, Ivan Fellegi, le président de la National citizens' coalition, Peter Coleman, une membre du conseil d'administration de l'organisation Inuit Tapiriit Kanatami, Elisapee Sheutiapik, ainsi que Martin Simard, professeur de géographie urbaine et régionale à l'Université du Québec à Chicoutimi.

Le ministre Clement, dont relève Statistique Canada, a rejeté les nombreuses voix l'appelant à revenir sur sa décision.

Il a affirmé que de nombreux Canadiens voyaient dans le questionnaire long une entrave à leur vie privée, répétant ainsi la position martelée par le gouvernement Harper depuis le début de la controverse. Nombre de citoyens se sont plaints, a-t-il soutenu, des peines d'emprisonnement et des amendes qu'encouraient ceux qui ne le remplissaient pas.

Plus tôt cette semaine, il avait laissé entendre que Statistique Canada soutenait la décision du gouvernement Harper. Le chef de l'agence a pourtant remis sa démission cette semaine, affirmant qu'une enquête volontaire ne pouvait remplacer un questionnaire obligatoire.

L'annonce du retrait du long formulaire obligatoire de recensement, il y a trois semaines, a depuis provoqué un tollé au sein des partis d'opposition, mais aussi chez les statisticiens, les chercheurs, les municipalités et d'autres groupes. Ceux qui s'opposent à la décision arguent qu'elle mettra en péril la validité des données recueillies et qu'elle limitera la capacité des décideurs à faire des choix éclairés.

Le ministre Clement a reconnu qu'il n'avait pas consulté les organisations qui dépendent des données du recensement.

Quand son gouvernement a contacté Statistique Canada pour parler des changements anticipés, a-t-il cependant rétorqué, l'agence lui a suggéré trois compromis visant à la fois à répondre aux objections de ceux opposés au formulaire long et à satisfaire ceux qui se servent des données qui en résultent.

Ni lui ni M. Sheikh n'ont indiqué quelles étaient les deux autres options proposées.

Le ministre Clement a déjà dit qu'il ne reviendrait pas sur sa décision.

Avec les informations de CBC

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