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L'Anglo Society approche d'autres villes

Anglo Society

Le drapeau de l'Anglo Society

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le groupe qui s'oppose au bilinguisme au Nouveau-Brunswick demande à plusieurs villes de hisser son drapeau après avoir essuyé un refus à Bathurst.

L'Anglo Society, un groupe qui s'oppose farouchement au bilinguisme au Nouveau-Brunswick, demande à plusieurs villes de hisser son drapeau.

Les villes de Bathurst, de Fredericton et de Miramichi ont refusé cette demande. Moncton, pour sa part, étudie la question. Saint-Jean mentionne que la demande sera soumise au conseil municipal.

Le groupe antibilinguisme a demandé à Bathurst de hisser son drapeau sur son hôtel de ville le 18 septembre, le jour de la capitulation de la ville de Québec et de la Nouvelle-France en 1759.

L'Anglo Society se dit protectrice de la langue anglaise au Nouveau-Brunswick, mais non antifrancophone, selon le président du groupe, Matthew Glenn. Il souligne qu'il a des nièces et des neveux francophones.

Dans le passé, l'Anglo Society s'est fait connaître par ses manifestations qui avaient pour le moins une allure antifrancophone et antiacadienne. Ses membres traitaient alors le drapeau acadien avec le plus grand mépris. Le groupe prévoit d'ailleurs manifester à Fredericton le 15 août, jour de la fête de l'Acadie.

Matthew Glenn affirme que si les Acadiens peuvent faire flotter leur drapeau, son groupe peut faire de même. Il dit que 25 nouveaux membres se sont joints à son groupe depuis le récent tollé et qu'ils ne croyaient pas qu'on leur interdirait de hisser leur drapeau.

Matthew GlennAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Matthew Glenn, président de l'Anglo Society.

Jusqu'à mercredi, la Ville de Saint-Jean ne voyait aucun problème à faire flotter ce drapeau le 18 septembre. Le maire, Yvan Court, explique qu'il a seulement pris connaissance des valeurs de l'Anglo Society mercredi.

Adrien Arsenault, président de la section Sieur Samuel de Champlain de la Société acadienne du Nouveau-Brunswick, se dit surpris et déçu à l'idée que ce drapeau puisse être hissé à Saint-Jean.

« C'est toujours la ville qui fait le choix. Faisant un choix, ils montrent un peu leurs couleurs et les valeurs qu'ils sont prêts à appuyer », affirme Adrien Arsenault.

Le conseil municipal de Saint-Jean débattra de la demande de l'Anglo Society lors de sa prochaine réunion, dans deux semaines.

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