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Le sénateur Boisvenu parle d'un portrait faussé

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le sénateur Pierre-Hugues Boisvenu croit que les données de Statistique Canada qui font état d'une diminution de la criminalité au pays ne reflètent pas la réalité.

Le sénateur conservateur Pierre-Hugues Boisvenu
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Le sénateur Pierre-Hugues Boisvenu

Le sénateur conservateur Pierre-Hugues Boisvenu met en doute les dernières données de l'enquête du Centre canadien de la statistique juridique (CCSJ).

Statistique Canada a publié mardi les résultats de l'enquête qui font état d'un recul constant du nombre de crimes et de leur gravité au pays.

L'ancien président et fondateur de l'Association des familles de personnes assassinées ou disparues dénonce la méthodologie et les intentions du CCSJ.

« C'est comme si les criminologues ou les administrateurs du système avaient trouvé une méthode de calcul pour justifier leurs jobs, ou justifier le statu quo en matière de lois et de règlements », lance-t-il, en entrevue au quotidien La Presse.

« Quelqu'un, quelque part, manipule les chiffres. »

— Une citation de  Pierre-Hugues Boisvenu

Il remet en cause les deux méthodes de calcul utilisées par le CCSJ : l'indice de la gravité de la criminalité et le taux de criminalité. Cette dernière mesure isole la croissance de la population du nombre absolu de crimes, ce qui permet de comparer les années où la démographie du pays n'était pas la même.

« Le nombre d'homicides est resté relativement stable dans les 15 dernières années. En 1998, il y avait 1345 crimes avec violence par tranche de 100 000 habitants. Dix ans plus tard, c'était 1342 crimes violents par 100 000 habitants. C'est resté inchangé. Or, pendant ce temps, la population canadienne a augmenté de 20 %. Si la population augmente et le taux reste le même, le crime augmente donc en nombre absolu », soutient le sénateur.

M. Boisvenu entend exercer des pressions auprès du CCSJ pour que ces méthodes soient changées.

« Le rapport donne l'impression qu'il y a une diminution de la criminalité, mais ce n'est pas le cas. C'est inquiétant, on donne un faux sentiment de sécurité à la population. »

— Une citation de  Pierre-Hugues Boisvenu

Il dénonce aussi le fait que l'enquête CCSJ ne tienne pas compte des disparitions. « Les disparitions ont augmenté de 40 % dans les six dernières années, mais ce n'est pas comptabilisé. Cédrika Provencher, elle n'apparaît nulle part dans leurs chiffres. Et la drogue du viol, à moins qu'il y ait agression sexuelle, elle n'est pas comptabilisée non plus ».

Le sénateur Boisvenu se dit convaincu que le gouvernement doit aller de l'avant avec le projet de loi conservateur qui prévoit un durcissement des peines aux jeunes contrevenants.

En entrevue à RDI, mercredi, il a ajouté : « Il faut [...] lancer un message clair que lorsqu'on assassine ou lorsqu'on agresse une personne, même si on a 16 ans, il faut que la sentence soit proportionnelle au crime commis ». M. Boisvenu estime aussi qu'un crime financier comme celui commis par l'ex-patron de Norbourg, Vincent Lacroix, devrait être considéré comme un crime majeur et appraître comme tel dans les statistiques.

Entre 2008 et 2009, 43 000 crimes de moins ont été signalés à la police.

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