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Les engagements de l'armée israélienne

Des civils et des ambulanciers tentent de se mettre à l'abri, lors du bombardement d'une école gérée par l'ONU, à Beit Lahya.

Des civils et des ambulanciers tentent de se mettre à l'abri, lors du bombardement d'une école gérée par l'ONU, à Beit Lahya.

Photo : AFP / MOHAMMED ABED

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Israël remet son propre rapport sur son offensive contre Gaza, en décembre 2008 et janvier 2009, dans lequel l'armée s'engage à réduire les pertes civiles et l'utilisation de munitions au phosphore blanc.

Dans un rapport de 37 pages remis au secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, Israël s'engage à limiter les pertes civiles et l'utilisation de munitions au phosphore blanc dans les futurs conflits.

En remettant ce document, Israël s'est conformé à la résolution adoptée en novembre par l'Assemblée générale de l'ONU sur l'offensive israélienne contre la bande de Gaza de décembre 2008 à janvier 2009. Cette résolution approuvait les recommandations du rapport Goldstone sur le conflit et recommandait l'ouverture d'enquêtes crédibles.

L'offensive baptisée Plomb durci avait fait 1400 morts palestiniens, en majorité des civils, et 13 Israéliens.

« Les Forces de défenses israéliennes (FDI) ont [...] procédé à des modifications opérationnelles de leurs ordres et de leur doctrine de combat afin de minimiser à l'avenir les pertes civiles et les dégâts occasionnés aux biens civils », écrivent les auteurs, précisant que chaque unité de combat comprendra désormais un officier chargé des affaires humanitaires.

Par ailleurs, les auteurs du rapport indiquent que 47 enquêtes criminelles, soit 11 de plus qu'en janvier, ont été ouvertes en Israël sur des faits reprochés à l'armée pendant l'offensive.

Le rapport Goldstone

Après l'offensive israélienne, le Conseil des droits de l'homme de l'ONU avait nommé le juriste sud-africain Richard Goldstone pour enquêter sur l'opération. Dans ses conclusions, M. Goldstone fait état de crimes de guerre commis à la fois par les troupes israéliennes et par les membres du Hamas.

Le rapport a recommandé la saisie du dossier par la Cour pénale internationale (CPI) si Israël refusait d'ouvrir une enquête « crédible ».

Le gouvernement israélien, qui a refusé de collaborer à sa rédaction, le juge partial et inexact, et nie tout crime de guerre, comme le mouvement islamiste.

« Nous souhaitons ainsi [en produisant le rapport] prouver que nous agissons en pleine transparence et que nous souhaitons collaborer avec l'ONU et la communauté internationale », a déclaré le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères, Yigal Palmor.

Selon lui, ce document « n'a rien à voir avec le rapport Goldstone, qui est basé sur des auditions publiques de personnes sélectionnées par le Hamas, alors que notre rapport prend en compte des témoignages d'Israéliens et de Palestiniens ».

Le phosphore blanc

Le phosphore blanc contenu dans certaines munitions s'enflamme au contact de l'oxygène dans l'air et brûle à des températures très élevées. L'exposition à ce produit toxique peut se révéler fatale. Il peut provoquer des brûlures de la peau et endommager le foie, le coeur ou les reins.

Son emploi dans des zones habitées est réglementé par le protocole III de la Convention sur les armes classiques de 1980 portant « sur l'interdiction ou la limitation des armes incendiaires », auquel Israël n'a pas souscrit.

Avec les informations de Agence France-Presse

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