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Le peuplier hybride comme piste de solution?

Information
Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des chercheurs de l'UQAT prétendent que le peuplier hybride est une solution à la crise forestière, ce que nient des acteurs du milieu forestier.

Partout au Québec, des chercheurs tentent de trouver des solutions à la crise forestière qui sévit depuis cinq ans. Le peuplier hybride développé dans la région par des chercheurs de l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT) constitue, selon ces scientifiques, une partie de la réponse. Ce n'est toutefois pas l'avis de tous les acteurs du milieu forestier.

Le peuplier hybride peut pousser de deux mètres par année. Cette vitesse de croissance en fait le champion au Québec. Pour la chercheuse de l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, Annie Desrochers, cette espèce représente une bénédiction pour l'industrie forestière. « Si on veut garder nos emplois, puis si on veut continuer à utiliser le bois, il faut trouver des façons d'en faire pousser. On a toujours eu assez de forêts naturelles, mais on commence à en voir le bout. On cherche des solutions et ça en est une. Il n'y en a pas beaucoup, des solutions, pour faire pousser plus de bois plus vite », soutient-elle.

Le consultant chez Foresterie Kekeko, Robert Saint-Amour, voit les choses d'un autre oeil. « C'est une sylviculture de haut niveau. C'est de la formule 1 de sylviculture, mais c'est à très, très grand coût et avec les résultats qu'on atteint, je demeure convaincu qu'on serait capable de faire aussi bien, sinon mieux, en faisant une bonne sylviculture de nos forêts naturelles », dit-il.

Robert Saint-Amour évalue que couper un hectare de forêt de peupliers hybrides pourrait coûter jusqu'à 3000 $, soit près de 100 fois plus que couper des arbres non croisés génétiquement. D'autant plus qu'au-delà de l'argent, dit-il, les terres où la culture du peuplier hybride pourrait s'implanter sont souvent déjà occupées par des agriculteurs.

Pour l'instant, l'université possède quelques plantations expérimentales de peupliers hybrides, soit une soixantaine d'hectares en tout.

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