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Cameron, Al-Megrahi et BP

David Cameron (archives)

David Cameron (archives)

Photo : AFP / Ben Stansall

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le premier ministre britannique David Cameron estime que la libération du Libyen Abdelbaset al-Megrahi, condamné pour l'attentat de Lockerbie, a été « une erreur complète et totale ».

Avant son départ pour les États-Unis, le premier ministre britannique David Cameron a déclaré à la chaîne BBC News que la libération en 2009 du Libyen Abdelbaset al-Megrahi, condamné pour l'attentat de Lockerbie, a été « une erreur complète et totale ».

Interrogé sur d'éventuelles pressions du géant pétrolier britannique BP pour la libération d'al-Megrahi, M. Cameron a répondu : « Je ne sais pas ce que BP a fait. Je ne suis pas en charge de BP ».

Al-Megrahi « a été condamné pour avoir commis le plus gros massacre de l'histoire britannique. Je n'ai vu aucun argument qui aurait pu justifier sa remise en liberté », a poursuivi M. Cameron.

En septembre 2009, le quotidien The Times a rapporté que BP avait fait campagne auprès du ministre britannique de la Justice Jack Straw en 2007, en vue d'obtenir une libération de Megrahi dans l'espoir de sauvegarder un contrat d'exploration d'hydrocarbures au large de la Libye.

La compagnie a précisé vendredi qu'elle avait fait pression pour que Londres accélère la conclusion d'un accord de transfèrement de prisonniers avec la Libye pour obtenir des contrats dans ce pays, mais n'a jamais spécifiquement insisté sur le cas al-Megrahi.

Le ministre britannique des Affaires étrangères William Hague a affirmé, dans une lettre adressée à son homologue américaine Hillary Clinton, qu'il n'y avait pas de lien entre BP et la libération de Megrahi.

De son côté, un porte-parole du gouvernement régional écossais a affirmé lundi que BP n'avait pas contacté les autorités d'Edimbourg, indépendantes en matière de justice.

« Si le Sénat américain souhaite connaître la vérité au sujet de ''l'accord du désert'' entre les gouvernements britannique et libyen, il devrait appeler à témoigner Tony Blair », a-t-il ajouté. L'ex-premier ministre britannique « a été son architecte, c'est lui qui serait au courant d'un accord pétrolier ».

Colère américaine

La justice écossaise avait provoqué la colère des États-Unis en le libérant en 2009 au motif qu'il souffrait d'un cancer en phase terminale. Mais le condamné pourrait vivre dix ans ou plus, a estimé en juillet le cancérologue qui lui avait prédit trois mois de survie.

La commission des Affaires étrangères du Sénat américain a annoncé jeudi qu'elle se penchera le 29 juillet sur les raisons qui ont conduit la justice écossaise à décider de la libération de M. Megrahi.

M. al-Megrahi avait été condamné en 2001 pour l'attentat à la bombe perpétré en 1988 contre un Boeing 747 au-dessus de la ville écossaise de Lockerbie, qui avait fait 270 morts.

Avec les informations de Agence France-Presse

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