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Une coalition veut une enquête publique

Une femme est arrêtée devant le centre de détention provisoire aménagé dans un studio de cinéma à Toronto, le 27 juin 2010.

Une femme est arrêtée devant le centre de détention provisoire aménagé dans un studio de cinéma à Toronto.

Photo : AFP / Jacques Boissinot

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Une nouvelle coalition composée d'organismes et de partis politiques québécois réclame une enquête publique sur le travail des policiers lors du Sommet du G20, qui s'est tenu à Toronto à la fin du mois de juin.

La coalition vise également à offrir du soutien aux personnes qui font face à des frais juridiques et à des séquelles psychologiques à la suite des arrestations par les forces de l'ordre, déployées en grand nombre lors de l'événement.

Selon les porte-parole, des militants pacifiques ont été arrêtés de façon « abusive et arbitraire » et ont été détenus dans des conditions « exécrables ».

Si la démocratie, c'est le droit pour des dirigeants de divers pays de se rencontrer et de discuter d'enjeux qui concernent l'ensemble de la planète, la démocratie, c'est aussi le droit pour des citoyens de se réunir et d'exprimer leurs inquiétudes face à de telles rencontres. Si on ne permet pas aux citoyens de s'exprimer [...], nous ne sommes plus en démocratie.

Une citation de :Paolo Zambito, Jeunes Patriotes du Québec

Le producteur François Tousignant est l'instigateur de cette coalition, qu'il a voulu mettre sur pied en réponse à l'arrestation de Thomas Deshaies, l'un de ses amis et collègues, et porte-parole du Mouvement pacifique pour l'indépendance du Québec.

En conférence de presse, Thomas Deshaies a dit avoir remarqué une proportion importante de Québécois parmi les manifestants arrêtés lors du sommet. Pour lui, la tenue d'une enquête publique permettrait éventuellement de prouver que les allégations de profilage de certains témoins sont fondées.

Un spectacle d'humour solidaire

François Tousignant, instigateur de la coalitionAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Instigateur de la coalition et producteur d'un spectacle d'humour dont les profits serviront à aider les gens qui ont été arrêtés lors du sommet du G20

La coalition a annoncé la tenue d'un spectacle-bénéfice qui aura lieu le mercredi 21 juillet au bar Le Petit Campus, à 19 h 30. Il mettra en vedette des humoristes de la relève, dont Guillaume Wagner, Richardson Zéphir, Martin Turgeon et Gabriel Roy.

Les billets seront en vente à la porte au prix de 10 $. Les fonds amassés seront consacrés à la défense des gens qui seront poursuivis au criminel pour différents méfaits commis lors du G20.

Le spectacle est un produit de nos talents, de nos passions, mais surtout de nos convictions.

Une citation de :François Tousignant, instigateur de la coalition

Plusieurs manifestations ont été organisées au pays pour dénoncer les tactiques policières utilisées lors du Sommet du G20. Samedi, près d'un millier de personnes ont protesté au centre-ville de Montréal. Le 28 juin dernier, quelques milliers de personnes s'étaient aussi rassemblées dans le calme à Toronto.

Lors du Sommet du G20, les policiers ont arrêté plus de 1000 personnes. La vaste majorité d'entre elles ont été relâchées sans accusation. Il est impossible pour l'instant de savoir combien de Québécois figuraient parmi eux.

Les organisations membres de la coalition :

  • Québec solidaire (QS)
  • Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal (SSJBM)
  • Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ)
  • Conseil national des jeunes du Parti québécois (CNJPQ)
  • Forum jeunesse du Bloc québécois (FJBQ)
  • Jeunes Patriotes du Québec (JPQ)
  • Mouvement pacifique pour l'indépendance du Québec (MPIQ)

D'autres arrestations

La police de Toronto a par ailleurs arrêté sept autres personnes, pour leur participation présumée à de violentes manifestations qui ont marqué le sommet, le 26 juin.

Les sept suspects, six hommes et un mineur, ont été arrêtés dimanche et lundi. Ils seront accusés de divers méfaits.

L'un d'eux fait également face à des accusations d'incendie criminel et de bris de probation, tandis qu'un second sera accusé de tentative de vol.

Ils demeureront en détention en attendant les audiences sur leur remise en liberté.

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