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Ottawa achète 65 F-35

Un F-35 de la compagnie Lockheed Martin, montré au Salon de l'aéronautique de Singapour, en février 2010.
Un F-35 de la compagnie Lockheed Martin, montré au Salon de l'aéronautique de Singapour, en février 2010. Photo: AFP / Roslan Rahman
Radio-Canada

Le Canada paiera 9 milliards de dollars à l'Américaine Lockheed Martin pour remplacer ses CF-18. Des entreprises de plusieurs provinces profiteront de retombées évaluées dans les milliards de dollars.

Le gouvernement Harper achète 65 F-35 Lighting II à la compagnie américaine Lockheed Martin pour 9 milliards de dollars. En tenant compte des coûts d'entretien, qui n'ont toujours pas été négociés, la facture totaliserait près 16 milliards de dollars.

La livraison des appareils est prévue en 2016.

Les retombées de la construction des appareils pour l'industrie aéronautique canadienne pourraient atteindre 12 milliards de dollars. Ces données sont basées sur la commande de 3000 avions.

En tout, ce sont 19 entreprises canadiennes qui participeront à la fabrication de pièces pour les F-35 vendus à travers le monde. Il s'agit notamment d'Avcorp (Colombie-Britannique), CMC Electronics (Ontario et Québec), Composites Atlantic (Nouvelle-Écosse), Goodrich Canada (Ontario), Handling Specialty (Ontario), Héroux-Devtek (Québec), Magellan Aerospace (Ontario), NGRAIN (Colombie-Britannique et Ontario).

Analyste chez Partenaires Versant, Cameron Doerksen évalue que la Torontoise Magellan tirera des revenus de 1 million de dollars par appareil. Quant à la Montréalaise Héroux-Devtek, sa participation dans le programme des F-35 pourrait engendrer des revenus annuels de 100 millions de dollars, selon d'autres analystes.

L'annonce a été faite en présence de membres du gouvernement, des Forces canadiennes et de l'industrie aérospatiale. Le contrat est dénoncé par les libéraux fédéraux parce que le gouvernement n'a pas procédé à un appel d'offres.

Un programme mondial

Les F-35 sont le fruit du programme Joint Strike Fighter (JSF), lancé dans les années 1990 par les États-Unis et huit autres pays, dont le Canada. Le gouvernement libéral de l'époque s'était joint au programme de développement sans toutefois s'engager à acheter les avions qui en résulteraient.

Trois modèles ont été développés, dont un a la particularité de pouvoir se poser à la verticale. Un autre est conçu particulièrement pour les portes-avions. Le Canada a opté pour le modèle traditionnel, dont le coût est le moins élevé.

Plus de 85 entreprises et universités canadiennes ont participé au développement du F-35, dont les contrats au pays sont évalués à 350 millions de dollars.

Les CF-18, qui seront remplacés par les F-35, devraient être retirés entre 2017 et 2020. Ottawa a récemment dû débourser 2,6 milliards pour moderniser sa flotte actuelle d'avions de chasse.

Les pays membres du programme Joint Strike Fighter :

  • Australie
  • Canada
  • Danemark
  • Italie
  • États-Unis
  • Norvège
  • Pays-Bas
  • Royaume-Uni
  • Turquie

L'industrie satisfaite

L'Association des industries aérospatiales du Canada (AIAC) voit d'un très bon oeil l'annonce fédérale.

Selon Claude Lajeunesse, président et chef de la direction de l'AIAC, cette acquisition devrait avoir «  des retombées bénéfiques sur le secteur canadien de l'aérospatiale pendant plusieurs décennies  ».

L'Association prévient cependant que le gouvernement devra s'assurer que les contrats d'entretien restent au pays afin de permettre une importante création d'emplois.

L'industrie aérospatiale canadienne en bref

  • 400 entreprises;
  • 80 000 emplois;
  • des revenus de 23 milliards;
  • la cinquième plus grande industrie aéronautique mondiale.
Avec les informations de La Presse canadienne