•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Feu vert pour les tests

L'image, extraite d'une vidéo sous-marine, montre la fuite après que le nouvel entonnoir fut installé.

L'image, extraite d'une vidéo sous-marine, montre la fuite après l'installation du nouvel entonnoir.

Photo : AFP / BP

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les opérations visant à tester la fiabilité du nouvel entonnoir installé lundi, et destiné à colmater la gigantesque fuite de pétrole du puits Deepwater Horizon, commencent.

La compagnie pétrolière BP reçoit le feu vert pour tester le nouvel entonnoir installé lundi afin de colmater la gigantesque fuite de pétrole du puits Deepwater Horizon, dans le golfe du Mexique.

Après avoir dû différer les tests pour faire des analyses supplémentaires au cours de la nuit de mardi à mercredi, les autorités américaines ont annoncé que les opérations avaient commencé en soirée.

Les tests doivent déterminer si le puits est assez solide pour supporter la pression créée par la fermeture des valves. Au cours de cet examen, le pétrole continuera de se déverser dans le golfe.

Progressivement, la pétrolière britannique fermera les valves de l'entonnoir de 75 tonnes, baptisé Top Hat 10, installé au fond de l'océan à 1500 mètres de profondeur. Elle mesurera ensuite la pression qui s'en échappe afin de vérifier si le puits peut être condamné sans que des fuites se produisent ailleurs dans sa structure.

Si le puits résiste à la pression pendant 48 heures, il pourra être fermé indéfiniment, a expliqué l'amiral à la retraite Thad Allen, chargé des opérations de nettoyage pour le compte de l'administration fédérale américaine. Dans le cas contraire, BP devra changer de stratégie. Elle devrait colmater la fuite avec une armada de bateaux chargés de récupérer le pétrole en surface. Le pétrole pourrait alors être siphonné ou brûlé.

S'il fonctionne, le nouvel entonnoir devrait permettre de contenir intégralement le pétrole qui se déverse dans l'océan au cours des prochains jours. Selon les autorités américaines, le puits perd entre 35 000 et 60 000 barils par jour, des données contestées par certaines évaluations indépendantes qui évoquent jusqu'à 100 000 barils par jour.

Le nouveau dôme remplace le couvercle qui captait quelque 25 000 barils de pétrole par jour, et qui a été retiré samedi.

Une solution temporaire

Un garçon de 9 ans observe les opérations de nettoyage sur la plage où il a l'habitude de passer une partie de ses étés.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Un garçon de 9 ans observe les opérations de nettoyage sur la plage où il a l'habitude de passer une partie de ses étés.

Photo : AFP / Spencer Platt/Getty Images

Le couvercle installé lundi n'est cependant qu'une solution temporaire. Pour boucher le puits de façon permanente, BP est en train de creuser deux puits de secours afin d'arrêter cette fuite. La pétrolière y injectera des boues de forage et du ciment.

Selon certaines estimations, les travaux pourraient être complétés d'ici la fin du mois, mais l'échéance de la mi-août est plus souvent évoquée. BP croit qu'un seul puits de secours sera nécessaire, mais en construit un deuxième en cas de besoin.

Lundi, BP a également arrimé un navire de rétention, le Helix Producer, à une autre partie du puits qui fuit. La navire a commencé à siphonner le pétrole. Il devrait pouvoir accélérer la cadence d'ici quelques jours et être en mesure d'absorber plus d'un million de gallons de pétrole par jour, selon l'entreprise.

Selon BP, 749 100 barils de pétrole ont été récupérés depuis le mois d'avril dernier.

Avec les informations de Agence France-Presse, Associated Press, et Reuters

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !