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Des policiers inculpés

Un policier non identifié retourne le corps d'un homme abattu par la police alors qu'il tentait de fuir l'ouragan Katrina, le 4 septembre 2005.

Un policier non identifié retourne le corps d'un homme abattu par la police alors qu'il tentait de fuir l'ouragan Katrina, le 4 septembre 2005.

Photo : La Presse canadienne / Alex Brandon

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Quatre policiers de la Nouvelle-Orléans sont accusés d'avoir tiré sur des résidents qui tentaient de fuir l'ouragan Katrina, en 2005, tuant deux personnes. Deux officiers supérieurs sont accusés d'avoir tenté de dissimuler les faits.

En Louisiane, six officiers de police de la Nouvelle-Orléans ont été inculpés, mardi, dans une affaire liée à deux fusillades mortelles survenues dans le chaos de l'ouragan Katrina, à l'été 2005, a indiqué le département américain de la Justice dans un communiqué.

Les faits qui leur sont reprochés se sont produits le 4 septembre 2005.

Quatre d'entre eux sont inculpés pour avoir ouvert le feu sur une famille désarmée qui tentait de fuir les lieux du sinistre par le pont Danziger, après les inondations provoquées par l'ouragan. Ils sont notamment accusés d'avoir tué un adolescent de 17 ans et blessé quatre autres personnes.

Les agents sont aussi accusés d'avoir tiré sur un garçon de 14 ans, qui a réussi à s'enfuir sans être touché, et sur deux frères, dont un handicapé mental de 40 ans, mort d'une balle dans le dos.

Les quatre officiers, Kenneth Bowen, Robert Gisevius, Robert Faulcon et Anthony Villavaso, risquent la prison à vie ou même la peine de mort.

Deux officiers supérieurs, Arthur Kaufman et Gerard Dugue, sont pour leur part inculpés d'obstruction à la justice pour avoir tenté de couvrir l'affaire avec de fausses preuves.

Ils avaient prétendu qu'ils avaient trouvé une arme sur le pont et collecté des douilles de munitions un mois après les faits. Dans le rapport qu'ils avaient rédigé à l'époque, ils avaient affirmé que la fusillade était justifiée parce qu'un suspect avait tenté de tuer des policiers.

Les deux officiers risquent respectivement 120 et 70 ans de prison.

Quatre anciens policiers accusés de complot et d'obstruction à la justice ont déjà admis leur culpabilité dans cette affaire.

Avec les informations de Agence France-Presse

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