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Amir Khadir se porte garant de Jaggi Singh

Jaggi Singh
Jaggi Singh Photo: Benoît Roussel
Radio-Canada

Devant l'inaction du gouvernement Charest, le député de Québec solidaire Amir Khadir se porte à la défense des arrêtés du G20.

Le député de Mercier à l'Assemblée nationale s'est rendu à Toronto, lundi, pour payer une partie de la caution du militant altermondialiste Jaggi Singh, emprisonné dans la foulée des manifestations contre le sommet du G20 à Toronto, à la fin juin.

Jaggi Singh s'est rendu aux autorités la semaine dernière après que celles-ci eurent lancé un mandat d'arrêt contre lui.

L'organisateur communautaire doit répondre à trois chefs d'accusation de complot : pour commettre un méfait, pour commettre des voies de fait sur des policiers et en vue d'entraver la justice.

Jaggi Singh a subi son enquête sur remise en liberté lundi. Il devait être libéré en après-midi sous de strictes conditions :

  • assignation à domicile chez l'une des trois personnes qui s'est portée garante de lui;
  • remise de son passeport;
  • interdiction de téléphone cellulaire;
  • interdiction d'entrer en contact avec des gens qui ont manifesté.

Une caution totalisant 85 000 $ a été requise : 10 000 $ pour sa remise en liberté et 75 000 $ s'il ne respecte pas les conditions qui lui sont assorties.

Le député de Québec solidaire et une autre personne dont l'identité n'a pas été dévoilée ont versé chacun 5000 $. Amir Khadir et deux autres personnes se sont portés garants d'une caution de 75 000 $ si Jaggi Singh ne respectait pas ses conditions de remise en liberté.

Un devoir d'assistance

Le député Amir Khadir s'est rendu à Toronto pour payer une partie de la caution de Jaggi Singh.Le député Amir Khadir

Amir Khadir fait valoir que c'est par devoir d'assistance à ses compatriotes du Québec qu'il a agi ainsi. Le député de Mercier raconte que le gouvernement du Québec n'a fourni aucune assistance à ses citoyens arrêtés à Toronto, parfois du seul fait qu'ils provenaient du Québec.

« Ceux qui se portent garants des détenus et offrent des cautions expriment par ce geste l'importance de défendre nos libertés fondamentales, dont le droit de réunion, la présomption d'innocence, le droit d'être protégé contre les fouilles abusives et la détention arbitraire », explique M. Khadir.

La représentante de Québec solidaire aux manifestations de Toronto, Émilie Guimond-Bélanger, fait également face, comme M. Singh, à des accusations de complot en vue de commettre un acte criminel.

Québec solidaire réclame une enquête publique indépendante sur les mesures de sécurité prises à l'occasion des sommets du G8 et du G20, et sur le comportement des policiers à Toronto.

Plusieurs manifestants ont fait état de violence policière et se sont dits victimes de menaces et de mauvais traitements au cours de leur détention.

Le travail des policiers approuvé par une majorité de Canadiens

Par ailleurs, les deux tiers des Canadiens estiment que la réponse des policiers aux manifestations était appropriée, indique un sondage Harris-Décima effectué pour la Presse canadienne.

Une personne sur cinq croit toutefois que les policiers n'ont pas agi de façon appropriée.

Avec 57 % d'appuis, c'est au Québec où l'approbation du travail des forces policières est la plus faible. Les personnes interrogées dans la province hôte du sommet croient à 72 % que les policiers ont bien agi.

Deux tiers des personnes sondées craignent en outre qu'un prochain sommet économique au Canada soit marqué par des gestes de violence, comme cela a été le cas le mois dernier. Des casseurs ont commis des actes de vandalisme contre des voitures et des boutiques du centre-ville de Toronto.

Enfin, à peine 55 % des gens interrogés sont en faveur de la tenue d'un autre événement du genre, comparativement à 34,5 %, qui s'y opposent. Avant la tenue des deux sommets du G8 et du G20, la proportion de Canadiens favorables à de tels événements s'élevait à 68 %.

L'enquête téléphonique a été réalisée entre le 30 juin et le 4 juillet auprès d'un millier de Canadiens. Sa marge d'erreur est de 3,1 points de pourcentage, 19 fois sur 20.

Avec les informations de La Presse canadienne

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