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La captation de CO2 quantifiée

Des plantes au Soleil

Photo : iStockphoto

Radio-Canada

Une première mesure planétaire directe de la captation de CO2 par les milieux terrestres est réalisée par une équipe internationale à laquelle participait un chercheur de l'Université Laval.

Une mesure planétaire directe de la captation du dioxyde de carbone (gaz carbonique ou CO2) par les milieux terrestres a été réalisée par une équipe internationale, dont fait partie Hank Margolis, de l'Université Laval.

Ainsi, les différents écosystèmes de la planète captent annuellement pas moins de 123 milliards de tonnes de CO2.

Cette estimation a été obtenue dans le cadre du projet Fluxnet à la suite de la compilation de données recueillies dans 400 sites d'observation répartis dans le monde, dont une trentaine au Canada.

Jusqu'à aujourd'hui, les évaluations faisaient appel à des mesures indirectes et à des modèles mathématiques.

Un phénomène indispensable

La captation du gaz carbonique par la végétation se produit au moment de la photosynthèse, mécanisme utilisé par les plantes pour produire de la biomasse à l'aide de la lumière du soleil.

À ce jour, ce phénomène arrive à compenser en partie la hausse des émissions de carbone provenant des activités humaines.

Les chercheurs ont constaté que les informations relevées montrent de grandes différences dans l'apport respectif des différents types d'habitats à la photosynthèse planétaire.

Voici la contribution de chacun des milieux :

  • les forêts tropicales (34 %)
  • les savanes (26 %)
  • les terres cultivées (12 %)
  • les forêts tempérées (8 %)
  • les forêts boréales (7 %)
  • les prairies naturelles (7 %)
  • les déserts (5 %)
  • la toundra (1 %)

Les chercheurs ont aussi quantifié l'importance des précipitations et de la température sur l'ampleur de la photosynthèse dans chacun de ces milieux.

Les précipitations constituent le facteur déterminant de la photosynthèse dans 40 % des milieux terrestres, particulièrement dans les savanes, les prairies et les terres cultivées. Toutefois, dans les forêts tropicales et boréales, c'est la température qui joue ce rôle.

Ces données vont nous aider à améliorer la précision et la fiabilité des modèles de réchauffement climatique.

Pr Hank Margolis, Université Laval

De plus, ces informations permettront de mieux tenir compte de l'effet de rétroaction qui existe entre les écosystèmes et le climat, et ainsi de corriger des lacunes des connaissances actuelles.

Le détail de ces travaux est publié dans la revue Science.