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Iran Air en zone de turbulences

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les Airbus A320 et les Boeing 727 et 747 d'Iran Air sont interdits de vol sur le territoire de l'Union européenne pour des raisons de sécurité. L'Iran dément cependant qu'Iran Air soit confronté à des problèmes de ravitaillement dans plusieurs pays.

La Commission européenne a annoncé mardi que les Airbus A320 et les Boeing 727 et 747 du transporteur Iran Air sont désormais interdits de vol sur le territoire des 27 États membres de l'Union européenne.

Un avion d'Iran Air quitte l'aéroport d'Orly à Paris (archives)Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Un avion d'Iran Air quitte l'aéroport d'Orly à Paris (archives)

Photo : AFP / Thomas Coex

L'exécutif de l'Union européenne (UE) dit agir pour des raisons de sécurité et non par volonté de respecter des sanctions internationales adoptées contre la République islamique en raison de la poursuite de son programme nucléaire.

Dans un communiqué, la Commission européenne explique que le comité de sécurité aérienne de l'UE a soutenu à l'unanimité la décision d'inclure ces appareils d'Iran Air sur la liste noire des transporteurs ne respectant pas les normes de sécurité.

« Nous ne considérons ici que des critères de sécurité. Nos contrôles sont effectués selon des niveaux techniques élevés pour garantir le respect des normes de sécurité », a déclaré une porte-parole de la Commission, Helen Kearns.

L'UE a également placé la compagnie du Surinam Blue Wings Airlines sur sa liste noire, qui comprend les noms de 278 compagnies aériennes depuis qu'elle a été créée en 2006. Deux transporteurs indonésiens, Metro Batavia et Indonesia Air Asia, ont cependant été retirés de la liste.

Selon Associated Press, Iran Air peine à entretenir correctement ses Boeing 727 et 747. Les appareils ont été achetés dans les années 1970, soit avant qu'un embargo américain sur les pièces détachées soit adopté. L'embargo est en vigueur depuis 30 ans.

Problèmes de ravitaillement démentis

Le ministère iranien des Affaires étrangères a par ailleurs démenti des informations selon lesquelles les aéroports allemands, britanniques et émiratis refusaient de ravitailler les avions d'Iran Air.

« Cette information est fausse », a commenté un porte-parole du ministère, Ramin Mehmanparast, en conférence de presse. « La propagation de semblables informations erronées vise à créer un climat négatif et équivaut à une sorte de guerre psychologique contre notre peuple. »

L'information provenait pourtant du secrétaire de l'Union des compagnies aériennes iraniennes, Mehdi Aliyari. Dans une dépêche de l'agence Isna, ce dernier affirmait que des avions d'Iran Air et de Mahan Airlines étaient confrontés à des difficultés sur des aéroports allemands, britanniques et émiratis depuis jeudi dernier.

M. Aliyari affirmait que cette mesure était conforme « à la décision du Congrès américain imposant des sanctions contre la vente des produits combustibles à l'Iran ».

Les informations ont par la suite été réfutées à Berlin, Londres et Dubaï.

Une source proche du secteur de l'aviation aux Émirats arabes unis a cependant évoqué un problème avec un « fournisseur international de carburant » dans plusieurs aéroports du monde, y compris aux Émirats. Cette source précise que « les opérateurs de la compagnie nationale Iran Air ont d'autres sources pour se ravitailler ».

Dans son édition de mardi, le Financial Times Deutschland affirme que la pétrolière BP n'a pas renouvelé un contrat de fourniture de carburant avec les compagnies aériennes iraniennes arrivant à échéance fin juin, ce qui expliquerait les problèmes de ravitaillement.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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