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Les refuges de Montréal débordés

itinérant

Il y a de plus en plus d'itinérants à Saint-Boniface

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les refuges pour femmes de Montréal fonctionnent au-delà de leur capacité depuis plusieurs mois, ce qui inquiète les responsables de centres qui offrent des services d'hébergement.

Les organismes d'aide aux femmes en difficulté la Rue des femmes, le Chaînon et l'Auberge Madeleine doivent refuser des dizaines de femmes chaque nuit, par manque de place, comme le confirme une petite enquête téléphonique de Radio-Canada.ca, lundi.

« En 2009, nous avons eu 1000 demandes de plus que l'année précédente. Et ça ne dérougit pas depuis. On doit refuser environ 100 demandes par mois », explique au téléphone Marie-Hélène Houle, la directrice du Chaînon, situé dans le Plateau Mont-Royal.

Du côté de l'organisme Chez Doris, qui offre des services d'hébergement durant la journée, on constate aussi une augmentation du nombre de femmes itinérantes ou en difficulté à Montréal.

« De plus en plus sont désorganisées, frustrées ou violentes. C'est difficile à gérer quand on est débordé. Ça nous affecte beaucoup », explique la directrice Sylvie Cornez.

Mme Cornez affirme que la situation a explosé en deux ans. Les subventions aux centres d'hébergement sont les mêmes, mais les coûts ont augmenté, alors que les dons en nourriture ont diminué ces dernières années.

La crise économique accentue le problème, en plus de la pénurie de logements abordables dans la métropole. « Quand j'ai commencé à travailler dans le milieu il y a une vingtaine d'années, les femmes trouvaient un logement rapidement après un séjour chez nous. Mais plus maintenant », soutient Nancy Kirkpatrick de l'Auberge Madeleine.

Des besoins criants

Les responsables affirment que davantage de femmes plus âgées frappent à leur porte ces derniers temps. « On constate récemment une augmentation du nombre de femmes de 50 ou 60 ans. Après des années de mariage, elles vivent une séparation soudaine, et sont souvent sans emploi. Plusieurs se retrouvent seules et sans ressource », souligne Marie-Hélène Houle.

La saison chaude présente son lot de problèmes pour les femmes itinérantes. Léonie Couture, directrice de la Rue des femmes souligne que l'été est particulièrement dangereux, puisque les rues sont plus achalandées. Les femmes courent davantage de risques d'être battues ou violées.

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