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Ottawa bannit les cigarillos aromatisés

Stephen Harper a promis en 2008 de s'attaquer aux produits du tabac conçus pour les jeunes.

Stephen Harper a promis en 2008 de s'attaquer aux produits du tabac conçus pour les jeunes. (archives)

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Il est maintenant interdit de vendre ou de fabriquer de petits cigares au goût de fruits, de chocolat ou de bonbons au Canada. Plusieurs applaudissent la nouvelle loi fédérale, mais certains craignent de voir ces produits envahir le marché noir.

Le Canada interdit désormais la vente ou la fabrication de petits cigares ou cigarettes aromatisés aux fruits ou aux bonbons.

La loi C-32, qui est entrée en vigueur lundi matin, a pour but de protéger les jeunes, particulièrement visés et séduits par ces produits au goût sucré.

Le premier ministre Stephen Harper a déclaré que son gouvernement s'était engagé à protéger les adolescents contre « les pratiques de marketing sans scrupules des compagnies de tabac ».

Il a aussi appelé ces entreprises à respecter la nouvelle loi. Certaines d'entre elles auraient déjà trouvé le moyen de contourner la nouvelle réglementation en créant des cigarillos aromatisés légèrement plus lourds que ceux de 1,4 gramme qui sont réglementés. Ottawa a récemment promis d'y remédier.

Les ventes de cigarillos ont augmenté de 800 % de 2001 à 2007, selon Santé Canada.

Satisfaction et craintes

La Société canadienne du cancer s'est réjouie du durcissement de la loi sur le tabac. Selon l'organisation, les cigarillos aromatisés « incitent les jeunes à fumer ».

Cette loi va empêcher nos enfants de commencer à fumer et va peut-être inciter des adultes à arrêter.

Une citation de :Robert Cunningham, de la Société canadienne du cancer

Benoît Duguay, professeur à l'École des sciences de la gestion de l'UQAM, prévient toutefois que les cigarillos vont inévitablement se retrouver sur le marché noir. « Maintenant qu'on a donné le goût aux gens, ils vont vouloir en avoir », dit-il.

Les détaillants ont eu neuf mois pour retirer les produits concernés des tablettes. La loi prévoit des amendes maximales de 50 000 $ pour les commerçants récalcitrants. Elle prévoit également des amendes pouvant atteindre 300 000 $ pour les compagnies de tabac prises à fabriquer ou à emballer de tels produits.

En Ontario, une loi provinciale similaire à celle du gouvernement fédéral interdit la vente de cigarillos aromatisés depuis le 1er juillet.

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