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Démission de deux ministres

Alain Joyandet (à gauche) et Christian Blanc (à droite)

Alain Joyandet (à gauche) et Christian Blanc (à droite)

Photo : AFP / Patrick Kovarik

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Après une succession de scandales, deux ministres de second plan quittent le gouvernement. Une situation qui met le président Nicolas Sarkozy dans l'embarras.

Le secrétaire d'État à la Coopération et à la Francophonie, Alain Joyandet, et le secrétaire d'État au Grand Paris, Christian Blanc, ont quitté leur fonction dimanche.

Alain Joyandet a été épinglé pour la location d'un jet privé pour 116 500 euros (155 400 $) lors d'un déplacement ministériel en Martinique (Antilles) et pour un permis de construire illégal pour agrandir la maison qu'il possède près de Saint-Tropez. Christian Blanc, pour avoir acheté des cigares cubains pour 12 000 euros (16 000 $) pris sur des fonds publics.

D'autres ministres sont sous les critiques de la presse et de l'opposition pour un logement de fonction occupé par leur famille ou pour des frais d'hôtel faramineux.

En période de crise économique, ces scandales ont choqué les Français, dont 64 % estiment que les « dirigeants politiques sont plutôt corrompus », selon un sondage Viavoice.

L'opposition socialiste mettait en accusation lundi l'ensemble du gouvernement.

« Le gouvernement de la France est à bout de souffle. Ça ne peut pas continuer comme ça [...] Il ne faut pas s'acharner sur tel ou tel ministre. Ailleurs, on n'aurait plus ce gouvernement et on aurait des élections », a déclaré le député socialiste Pierre Moscovici.

« Le gouvernement devrait être profondément remanié », car « on ne peut pas être gouverné par des dirigeants dont on estime qu'ils sont tout le contraire d'irréprochables », a lancé la chef des Verts Cécile Duflot, dénonçant la « déconnexion » de l'exécutif avec le pays.

L'arbre qui veut cacher la forêt

Mais l'objectif de ces démissions serait de servir de pare-feu à l'affaire du ministre du Travail Eric Woerth, qui embarrasse le chef de l'État.

Chargé de mener la réforme des retraites, M. Woerth est accusé par l'opposition de double conflit d'intérêts.

D'une part, pour avoir été ministre du Budget (2007-mars 2010) à une époque où son épouse gérait une partie de la fortune de l'héritière du géant des cosmétiques L'Oréal, Liliane Bettencourt, soupçonnée de possibles fraudes fiscales.

D'autre part, pour porter la double casquette de ministre et de trésorier du parti présidentiel UMP (droite).

Cure d'austérité

Quelques heures après la démission des deux secrétaires d'État, le premier ministre François Fillon a envoyé à tous les membres de son gouvernement des instructions leur imposant une cure d'austérité.

Ces instructions concernent notamment les déplacements des ministres. Il leur est ainsi demandé de « recourir en priorité aux transports ferroviaires plutôt qu'aux transports aériens ».

Il est aussi question des cérémonies, réceptions et manifestations, qui ne devront « en aucun cas » revêtir « un caractère ostentatoire ». « Toute manifestation à caractère exceptionnel sera préalablement soumise à l'autorisation de mon chef de cabinet », a écrit le premier ministre.

Avec les informations de Agence France-Presse

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