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Ankara menace de rompre avec Israël

Le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu

Le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu

Photo : AFP / John Thys

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Tout en annonçant la fermeture de son espace aérien aux vols militaires israéliens, la Turquie menace de rompre ses relations avec Israël si l'État hébreu ne s'excuse pas pour le raid contre la flottille d'aide humanitaire pour Gaza.

À la veille de la rencontre entre le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou et le président américain Barack Obama à Washington, où les relations entre Israël et la Turquie seront évoquées, Ankara tente d'augmenter la pression.

Washington a clairement indiqué la semaine dernière qu'un rétablissement des liens turco-israéliens était de son intérêt dans la région.

Le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, a déclaré à des journalistes que la Turquie envisageait de rompre ses relations avec Israël si l'État hébreu ne présentait pas ses excuses pour le raid contre la flottille humanitaire pour Gaza.

M. Davutoglu a annoncé par la même occasion qu'Ankara a décidé de fermer son espace aérien aux vols militaires israéliens « pour isoler Israël », précisant que cette décision pourrait éventuellement être élargie aux vols civils.

Ce durcissement du gouvernement turc survient une semaine après la rencontre secrète la semaine dernière entre le chef de la diplomatie turc et le ministre israélien du Commerce Binyamin Ben Eliezer.

Jusqu'à présent, les Turcs n'avaient pas évoqué l'éventualité d'une rupture diplomatique, même si les relations bilatérales, jadis qualifiées d'exemplaires, ont été sérieusement endommagées après le raid, le 31 mai, dans les eaux internationales, d'un convoi maritime humanitaire à destination de Gaza qui avait fait neuf morts turcs.

La Turquie a rappelé son ambassadeur et annulé des exercices militaires avec Israël.

Par ailleurs, M. Davutoglu a exhorté Israël à accepter les conclusions d'une commission d'enquête internationale.

Mais le gouvernement israélien ne semble pas vouloir répondre positivement à la demande de son « partenaire stratégique ». Un haut responsable du gouvernement israélien a affirmé lundi que son pays ne s'excusera « jamais » auprès d'Ankara pour le raid.

« Nous n'attendrons pas jusqu'à l'éternité pour la réponse israélienne », a déclaré M. Davutoglu.

Avec les informations de Agence France-Presse

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