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Les droits de la personne, chers à Élisabeth II

La reine Élisabeth II a placé une lettre destinée à la jeunesse dans une capsule-témoin scellée à l'aéroport de Winnipeg, le 3 juillet 2010

La reine Élisabeth II a placé une lettre destinée à la jeunesse dans une capsule-témoin scellée à l'aéroport de Winnipeg.

Photo : La Presse canadienne / John Woods

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La reine Élisabeth II visite le site du Musée canadien des droits de la personne, à Winnipeg au Manitoba, dont elle décrit la construction comme un « moment mémorable ». Elle sera à Toronto dimanche.

Dans le cadre de leur visite de neuf jours au Canada, la reine Élisabeth II et le duc d'Édimbourg étaient à Winnipeg, samedi, et participaient à plusieurs activités.

Le couple royal est arrivé à l'aéroport international James Armstrong Richardson en début d'après-midi. La souveraine a été la première personne à transiter par la nouvelle aérogare, dont la construction, qui coûtera 585 millions de dollars, a commencé en 2007. L'aérogare doit être inaugurée en septembre prochain.

La reine Élisabeth II a participé à une cérémonie d'environ 30 minutes à la nouvelle aérogare, en présence de quelque 1200 personnes, dont plusieurs cadets de l'armée et anciens combattants. Elle a aussi rencontré le premier ministre du Manitoba, Greg Selinger, et son épouse Claudette Toupin.

La souveraine a également procédé au lancement d'un programme d'études en aviation. Elle a placé une lettre destinée à la jeunesse manitobaine dans une capsule-témoin. Ce message ne doit être lu qu'en 2060.

Réception chez le lieutenant-gouverneur

La reine et le prince se sont ensuite rendus à la résidence du lieutenant-gouverneur, Philip S. Lee. Une réception précédait le repas offert par le lieutenant-gouverneur et auquel le grand chef de l'Assemblée des chefs du Manitoba, Ron Evans, et une Franco-Manitobaine aveugle, Monique Couture, avaient notamment été invités. Des biscuits et chocolats, confectionnés à Winnipeg, étaient notamment proposés aux 75 convives.

La reine et le duc d'Édimbourg ont visité le jardin de la résidence du lieutenant-gouverneur qui sera rebaptisé Jardins de la reine Élisabeth II. La souveraine y a planté un arbuste.

Par ailleurs, une statue de la souveraine sera déplacée du jardin vers le terrain adjacent de l'Assemblée législative afin d'y être plus visible et accessible. Cette oeuvre de feu Leo Mol, sculpteur et artiste manitobain - dont une statue a été volée au parc Assiniboine puis retrouvée cette semaine -, avait été réalisée pour la visite de la reine en 1970.

Événement pour les droits de la personne

Le premier ministre Harper et la reine regardent la pierre angulaire du Musée canadien des droits de la personne, après son dévoilement, le 3 juillet 2010.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le premier ministre Harper et la reine regardent la pierre angulaire du Musée canadien des droits de la personne, après son dévoilement.

Photo : La Presse canadienne / John Woods

Le couple royal s'est ensuite dirigé vers le lieu historique de La Fourche, en passant par l'esplanade Riel. Des Autochtones, dont le chef de la Première Nation Sagkeeng, Donovan Craig Fontaine, le frère du chef de l'Assemblée des Premières Nations Phil Fontaine, ont accueilli la souveraine.

Élisabeth II et le duc d'Édimbourg ont assisté à la première partie d'un concert pour les droits de la personne, mettant notamment en vedette le Canadien d'origine rwandaise Corneille, l'ensemble vocal franco-manitobain Chic Gamine et la chanteuse Chantal Kreviazuk.

La souveraine a pris brièvement la parole devant la foule présente, en partie en français, et a parlé de la construction du Musée canadien des droits de la personne, qu'elle devait visiter par la suite, comme d'un « moment mémorable ».

La reine et son mari se sont rendus sur le site du futur musée, un projet de 600 millions de dollars qui doit ouvrir ses portes en 2012.

Pour l'occasion, la pierre angulaire du musée a été dévoilée. Elle provient de la région de Runnymede au Royaume-Uni où la Grande Charte, la Magna carta libertatum, a été signée en 1215.

Enfin, la reine Élisabeth II et le prince Philippe ont rejoint la base des Forces canadiennes à Winnipeg, au nord-ouest de la ville. Cette base de l'Aviation royale du Canada a ouvert ses portes en 1925 et était l'une des premières bases aériennes du Canada. Une garde cérémoniale a été formée par le personnel de la 17e Escadre, avant que le couple royal ne fasse ses adieux et ne s'envole pour Toronto, prochaine étape de sa visite, pour assister, dimanche, à la traditionnelle course de chevaux Queen's Plate.

Pas de bateau pour cette fois

La reine Élisabeth II et le duc d'Édimbourg à leur départ de l'aéroport d'Ottawa, le 3 juillet 2010Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La reine Élisabeth II et le duc d'Édimbourg à leur départ de l'aéroport d'Ottawa au terme de leur visite au Canada cet été.

Photo : La Presse canadienne / Fred Chartrand

La capitale manitobaine est la ville la plus à l'ouest du pays que la reine Élisabeth II et le prince Philippe visiteront. La dernière visite de la reine à Winnipeg remonte à 2002 et avait eu des échos dans le monde entier. Un incident s'était produit lors de la balade en bateau de Son Altesse Royale sur la rivière Rouge. Le moteur de l'embarcation était tombé en panne et le couple royal avait dû être ramené sur la terre ferme à l'aide d'un second bateau.

Le chef du protocole au Manitoba, Dwight MacAulay, assure qu'ils n'iront pas sur la rivière cette fois-ci.

Vendredi, la reine a pris une journée de repos, interrompue seulement par une courte rencontre avec le chef du Parti libéral du Canada, Michael Ignatieff.

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