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Des citoyens contre la brutalité policière

À Montréal, des manifestants dénoncent les agissements de la police lors du G20 à Toronto, le 1er juillet.

À Montréal, des manifestants dénoncent les agissements de la police lors du G20 à Toronto.

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Plus de 1000 personnes ont marché dans les rues de Montréal pour réclamer une enquête publique indépendante sur les agissements de la police de Toronto lors du G20. D'autres manifestations ont eu lieu ailleurs au pays, alors que des citoyens commencent à témoigner.

Plus d'un millier de personnes ont manifesté, jeudi après-midi, pour dénoncer la répression policière survenue lors du G20 à Toronto, et réclamer une enquête publique indépendante.

Le rassemblement de jeudi était organisé par la Convergence des luttes anticapitalistes (CLAC), qui accuse les forces de l'ordre de brutalité, d'intimidation, de harcèlement et d'avoir fait du profilage politique et des raids injustifiés dans des lieux d'hébergement.

Des représentants de plusieurs groupes et syndicats ont participé au rassemblement, dont la CSN, la FTQ et la Fédération des femmes du Québec.

Rappelons que près de 1000 personnes ont été arrêtées durant le sommet. Plusieurs jugent avoir été arrêtés sans raison et dénoncent les mauvaises conditions de détention.

Olivier Lamoureux-Lafleur fait partie des quelque 200 Québécois incarcérés à Toronto le week-end dernier.

Il a été arrêté par des policiers qui tenaient des propos racistes, alors qu'il allait déjeuner avec d'autres manifestants.

« Stupid French Canadian [qu'ils disaient]. Ils nous ont fait poireauter cinq heures dans les paniers. Puis, j'ai passé 32 heures dans une cellule les mains attachées avec des Tyrap. »

Ces 32 heures il les a passées avec 25 autres manifestants, presque sans eau, fouillé à nu, puis relâché sans accusation.

Ce que je déplore le plus, c'est que le Canada se considère comme la crème en matière de droits et libertés. Mais tous nos droits les plus primaires ont été bafoués. Quand j'ai été emprisonné, je n'ai pas eu droit de voir un avocat. Je n'ai pas eu le droit de passer un appel.

Une citation de :Olivier Lamoureux-Lafleur

Une vingtaine de manifestants anti-G20 seraient toujours détenus dans la Ville Reine. D'ailleurs, les gens rassemblés à Montréal ont réclamé « la libération de leurs camarades ».

Alexa Conradi, la présidente de la Fédération des femmes du Québec qui était présente à la manifestation, a de son côté dénoncé le traitement infligé aux femmes à Toronto, notamment dans les centres de détention. Elle a ainsi fait écho aux critiques contenues dans le rapport de la l'Association canadienne des libertés civiles.

« On a entendu dire que les femmes étaient l'objet de commentaires sexistes et sexuels quand elles allaient aux toilettes. D'autres auraient subi des menaces de viol collectif ou de viol par des forces de l'ordre », a-t-elle déclaré à La Presse Canadienne.

La manifestation de jeudi s'est déroulée dans le calme, avec deux arrestations, sans plus. Elle s'est terminée devant les locaux de la Fraternité des policiers de Montréal.

Ailleurs au pays

D'autres manifestations ont eu lieu ailleurs au pays, notamment à Toronto, Ottawa, Québec et Winnipeg.

Dans la Ville Reine, le rassemblement était organisé par l'organisme Canadians Advocating Political Participation et Amnistie internationale, qui réclame également une enquête publique.

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