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Un suspect avoue

La une de nombreux journaux américains est consacrée à cette affaire d'espionnage

La une de nombreux journaux américains est consacrée à cette affaire d'espionnage

Photo : AFP / Emmanuel Dunand

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'un des suspects dans l'affaire du réseau présumé d'espionnage russe reconnaît avoir travaillé pour le Service de renseignement extérieur russe. Onze personnes sont impliquées dans cette affaire, dont un individu qui se dit Canadien et qui a disparu.

L'une des personnes suspectées d'avoir participé à un réseau présumé d'espionnage russe qui se serait infiltré aux États-Unis depuis plus de dix ans a avoué avoir travaillé pour le Service de renseignement extérieur russe (SVR), selon un document judiciaire consulté jeudi par l'AFP.

Selon d'autres sources proches du dossier, des représentants du ministère public américain, il s'agirait de Juan Lazaro. Ce dernier, qui s'est longuement exprimé après son arrestation le 27 juin, aurait reconnu que « Juan Lazaro » n'était pas son vrai nom, qu'il n'était pas né en Uruguay, que son domicile avait été payé par les renseignements russes et que son épouse, la journaliste péruvienne Vicky Pelaez, avait passé des lettres au « Service » pour son compte.

« Juan Lazaro » n'est pas le seul en cause dans cette affaire, puisque dix suspects sont impliqués. Sur ce nombre, neuf personnes comparaissaient jeudi devant les tribunaux de trois États américains à Boston, à New York et en Virginie. Elles doivent demander leur mise en liberté sous caution.

Jeudi soir, l'une d'entre elles a été remise en liberté et placée sous résidence surveillée.

Le dixième suspect, Anna Chapman, âgée de 28 ans, n'a pas comparu, le juge lui ayant déjà refusé la liberté.

Un espion en cavale

Entre-temps, les autorités sont toujours sans nouvelles d'un onzième individu qui se dit citoyen canadien. Celui-ci a disparu à Chypre après avoir été arrêté et libéré sous caution.

Christopher Robert Metsos, 54 ans, le dernier suspect arrêté dans le cadre de l'opération visant un présumé réseau d'espionnage russeAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Christopher Robert Metsos, 54 ans, le dernier suspect arrêté dans le cadre de l'opération visant un présumé réseau d'espionnage russe

Âgé d'une cinquantaine d'années, Christopher Metsos a d'abord été arrêté mardi à l'aéroport de Larnaca, à Chypre, au moment où il s'apprêtait à prendre un vol pour Budapest, en Hongrie.

Mais les autorités ont jugé que Metsos ne représentait pas un risque suffisamment élevé pour qu'il demeure détenu, en attendant son extradition vers les États-Unis.

On a finalement perdu sa trace, après qu'il eut omis de se présenter au poste de police de Larnaca pour satisfaire aux conditions de sa libération.

Un porte-parole de la police chypriote a déclaré que rien n'indique que Christopher Metsos a quitté l'île.

Moscou veut tempérer la situation

De son côté, Moscou tente de minimiser toute l'affaire pour empêcher qu'elle dégénère en crise diplomatique.

La presse russe se montre quant à elle plutôt sceptique et se demande si on ne cherche pas, dans certains milieux américains, à nuire à la politique américaine de réconciliation avec la Russie.

La Maison-Blanche a déclaré que le président américain savait que l'étau du FBI se resserrait autour des suspects russes, au moment de sa rencontre récente avec son homologue Dimitri Medvedev, mais il ne lui en aurait pas parlé.

Avec les informations de Agence France-Presse

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