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La police de Toronto encore prise en défaut

La police a exhibé, mardi, des objets confisqués pendant la tenue du sommet du G20.

La police a exhibé, mardi, des objets confisqués pendant la tenue du sommet du G20.

Photo : La Presse canadienne / Darren Calabrese

Radio-Canada

Les policiers auraient utilisé de fausses armes lors d'un point de presse pour montrer aux médias les armes confisquées lors du sommet. Un citoyen affirme qu'on a exhibé les articles qu'il utilise pour un jeu de rôle médiéval.

La police de Toronto a de nouveau été accusée, mercredi, d'avoir induit les citoyens en erreur sur des questions de sécurité relatives au sommet du G20, qui s'est déroulé le week-end dernier dans la Ville Reine.

Cette fois, l'accusation vient d'un résident de Whitby, Brian Barrett, qui affirme que le chef de la police, Bill Blair, a utilisé de fausses armes lors d'un point de presse donné la veille pour montrer aux médias les objets confisqués lors du sommet.

M. Barrett soutient que des objets qu'il utilise pour un jeu de rôle médiéval, et qui lui ont été confisqués samedi, ont été identifiés lors du point de presse comme des armes dangereuses.

Les policiers ont notamment exhibé son gilet en cote de mailles, son bouclier, son bâton recouvert de mousse, ses balles en caoutchouc recouvertes de tissu et son rouleau de ruban de hockey.

Le jeune homme de 25 ans décrit ses éléments de jeu comme étant « assez sécuritaires pour de jeunes enfants ». Pourtant, dit-il, M. Blair a affirmé devant les médias que les armes confisquées étaient « des articles dangereux servant à commettre des actes terroristes, utilisés dans le seul but de blesser des policiers ».

Ses articles ont été montrés au milieu de haches, de bâtons, de masques à gaz, de poivre de Cayenne et de leviers démonte-pneu, eux aussi confisqués au cours de la fin de semaine.

Le jeune homme se dit en colère d'avoir vu ses objets associés au vandalisme et à la violence.

M. Barrett a indiqué qu'il était en route pour un jeu de rôle médiéval appelé Amtgard quand les policiers l'ont arrêté, samedi, près de la station de métro Union et ont saisi son sac, rempli de ses accessoires. Il dit avoir été ensuite interrogé pendant trois heures, avant d'être libéré.

Les policiers n'ont pas commenté ses allégations. Ils avaient cependant déjà affirmé que tous les articles exhibés étaient dangereux. Les balles de caoutchouc, avaient-ils dit, auraient pu être utilisés pour incendier un immeuble.

Le chef de police avait cependant dû reconnaître un peu plus tôt que la tronçonneuse et l'arbalète exposées lors du point de presse n'avaient rien à voir avec des manifestants du sommet du G20.

Mardi, M. Blair avait admis que le décret adopté en catimini par le gouvernement ontarien ne lui avait jamais octroyé le droit d'arrêter toute personne qui se trouvait à moins de 5 m du périmètre de sécurité, comme il l'avait prétendu la semaine dernière.

L'Association canadienne des libertés civiles, d'autres groupes de défense des droits des citoyens ainsi que des députés d'opposition fédéraux et provinciaux ont réclamé une enquête indépendante sur le travail des policiers durant le sommet.

Avec les informations de La Presse canadienne

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