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L'espoir s'éteint à Montréal-Est

La raffinerie Shell (archive)

La raffinerie Shell à Montréal-Est (archive)

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Shell et Delek mettent fin à leurs négociations. La raffinerie de Montréal-Est sera démantelée, ce qui se traduira par plus de 500 emplois perdus. Le syndicat accuse Shell d'agir comme un voyou.

L'espoir de sauver la raffinerie de Shell à Montréal-Est semble définitivement enterré. Les négociations sont terminées avec le groupe israélien Delek.

Selon le syndicat, Shell a rejeté une troisième offre de la filiale américaine de Delek, qui possède déjà une petite raffinerie au Texas. Les syndiqués en ont été informés par courriel en début de semaine, Shell affirmant que Delek s'était retirée de la table des négociations.

Le président de la FTQ, Michel Arsenault, estime que Shell a trompé tant ses employés que les gouvernements. Refusant de jeter l'éponge, il appelle les deux paliers de gouvernement à convoquer la direction de l'entreprise.

Shell avait dit que s'il y avait un vendeur sérieux pour ses installations, elle vendrait. On a un acheteur sérieux, on a un prix sérieux. Je crois plutôt que Shell se comporte comme un voyou, qui se croit au-dessus des lois et au-dessus de la réalité de l'est de Montréal.

Une citation de :Michel Arsenault, président de la FTQ
Jean-Claude Rocheleau et Michel ArsenaultAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le président du syndicat, Jean-Claude Rocheleau, et le président de la FTQ, Michel Arsenault, ont fait le point.

Delek-US avait initialement offert 75 millions de dollars pour les installations de Shell, puis avait doublé son offre à 150 millions. On ignore l'ampleur de la troisième offre, mais l'entreprise aurait été très contrariée par ce rejet.

Selon M. Arsenault, la troisième offre était au-delà des 150 millions. « Et maintenant, Shell prétend que l'acheteur s'est retiré, ce qui est complètement faux. C'est inacceptable. De notre côté, on a toutes les raisons de croire que l'éventuel acheteur nous dit la vérité, parce qu'il veut la raffinerie. Shell pratique la politique de la terre brûlée. »

La raffinerie sera transformée en terminal d'entreposage et de stockage. Des 550 employés actuellement, Shell n'en conserverait qu'une trentaine. Le démantèlement des installations serait déjà en cours.

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