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Plus de 400 personnes arrêtées

Radio-Canada

Au moins 412 personnes ont été arrêtées lors des manifestations contre le G20, dont au moins 150 au cours de la nuit dernière. Les manifestations se sont cependant déroulées dans le calme la plupart du temps.

Philippe Leblanc rend compte des manifestations. Photo: Frank Gunn, Presse canadienne

La nuit de samedi à dimanche a été relativement agitée à Toronto où des manifestants ont continué à protester contre le Sommet du G20, qui s'y tient jusqu'à dimanche.

On a rapporté quelques heurts entre protestataires et policiers, de même que des fenêtres fracassées et des voitures vandalisées.

L'essentiel des protestations de samedi s'est cependant déroulé dans le calme, mais des groupes minoritaires plus radicaux ont réussi à s'infiltrer dans les manifestations et ont détourné l'attention lors d'affrontements avec les forces de l'ordre.

En tout, la police de Toronto a arrêté 412 personnes depuis le début des manifestations. Seulement dans la nuit de samedi à dimanche, plus de 150 personnes ont été arrêtées.

Les policiers ont utilisé des gaz lacrymogènes et des balles de caoutchouc, notamment, pour repousser les manifestants.

Environ 20 000 policiers sont déployés dans la Ville-Reine et le coût de la sécurité pour les deux sommets du G8 et du G20 est évalué à près de 1 milliard de dollars.

Sur le terrain

Lisez le blogue de Pierre-Mathieu Tremblay, en direct du centre-ville de Toronto, et le carnet d'Emmanuelle Latraverse, au coeur des deux sommets.

Des échauffourées au fil de la journée

Des manifestants font face à des policiers antiémeutes près du périmètre de sécurité du G20 à Toronto, le 26 juin 2010.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des manifestants font face à des policiers antiémeutes près du périmètre de sécurité du G20 à Toronto, le 26 juin 2010.

Photo : AFP / Geoff ROBINS

Vers 18 heures, les policiers antiémeutes ont dispersé une manifestation qui se déroulait autour de l'Assemblée législative de l'Ontario, à un endroit qui avait pourtant été désigné pour permettre les manifestations.

Le métro a été fermé entre les stations Bloor et St George. Le service de tramway a lui aussi été interrompu dans le centre-ville.

Plusieurs escarmouches se sont produites lorsque de petits groupes de manifestants ont fracassé des vitrines de commerces et de banques et vandalisé des véhicules de police. Au moins quatre véhicules de police ont été incendiés.

Plus tôt, d'autres altercations ont fait trois blessés parmi les manifestants, a indiqué le Groupe intégré de la sécurité du G20. Les trois saignaient abondamment de la tête, mais étaient conscients. Un photographe de presse a reçu une balle en caoutchouc et un policier en a visé un autre avec son arme, selon la Presse canadienne.

Des émeutiers vêtus de noir, comme ceux qui sont affiliés à la mouvance du Black Bloc, s'en sont pris aux commerces et aux véhicules appartenant aux forces de l'ordre et aux médias, dont la CBC. Les vitrines d'un café Starbucks ont volé en éclat.

La police antiémeute, équipée de canons à eau, de grenades lacrymogènes et de masques à gaz, a défendu l'accès à la zone dite de sécurité. Un décret adopté par le gouvernement ontarien permet aux policiers d'appréhender toute personne s'approchant à moins de cinq mètres des clôtures de sécurité entourant le site du sommet.

Le chef de la police de Toronto Bill Blair a admis que les forces de l'ordre avaient eu du mal à contrôler la foule à certains moments.

Un rassemblement spontané baptisé « La fièvre du samedi soir », qui devait avoir lieu dans la nuit dans le quartier Church Street Village, a été annulé par les organisateurs, faute d'endroit assez sûr pour le faire et d'équipe technique. Ils ont invité les protestataires à se joindre à d'autres événements.

Le quadrilatère de sécurité à TorontoAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le quadrilatère de sécurité à Toronto

Un maire fier de ses policiers

Lors d'un point de presse samedi après-midi, le maire de Toronto, David Miller, s'est dit fier du travail des policiers.

Il a fait la distinction entre la majorité des manifestants et quelques « voyous ». Et d'ajouter que la police fera tout ce qui est en son pouvoir pour appréhender ces personnes.

Un très petit groupe de gens est venu ici avec l'intention de commettre des actes violents.

David Miller, maire de Toronto

Du même souffle, le maire a appelé les résidants de la ville à rester calmes.

En images

Consultez notre album-photo des manifestations et des sommets du G8 et du G20. Les images que vous nous envoyez sont sur cette page.

Un début dans le calme

ManifestationAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La manifestation du 26 juin

Photo : Pierre-Mathieu Tremblay

Les manifestants s'étaient rassemblés à midi devant l'Assemblée législative ontarienne à Queen's Park. Vers 13 h, la foule a commencé à marcher sur l'avenue University, en direction du lac Ontario. Le cortège s'est déplacé durant trois heures le long d'un quadrilatère tracé autour du centre-ville torontois.

Dans l'ensemble, la manifestation, organisée par des groupes comme Greenpeace, Oxfam et le Congrès du travail du Canada, s'est déroulée pacifiquement.

Des groupes de manifestants se sont arrêtés devant le consulat américain, scandant des slogans contre la guerre.

En matinée, une cinquantaine de personnes ont manifesté derrière Queen's Park. Ils ont dénoncé la situation politique en Éthiopie et ont demandé la libération de ce qu'ils appellent des prisonniers politiques.

Avec les informations de La Presse canadienne

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