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Le pompage reprend

Une vidéo de BP du 23 juin, prise après le retrait de l'entonnoir, montre le pétrole jaillir de la fuite.

Une vidéo de BP du 23 juin, prise après le retrait de l'entonnoir, montre le pétrole jaillir de la fuite.

Photo : AFP / BP

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Après une interruption de 10 heures, l'entonnoir que BP a dû retirer provisoirement est réinstallé et les opérations de récupération de pétrole reprennent dans le golfe du Mexique.

Après une interruption d'une dizaine d'heures, les opérations de pompage de pétrole ont repris mercredi dans le golfe du Mexique.

L'entonnoir que BP avait dû retirer en début de journée a été réinstallé « avec succès » vers 18 h 30, heure locale. Une demi-heure plus tard, la récupération du pétrole émanant de la fuite reprenait.

Queques heures plus tôt, le commandant des garde-côtes américains, l'amiral Thad Allen, avait expliqué lors d'un point de presse qu'un engin téléguidé avait percuté l'un des conduits de l'entonnoir. La collision aurait vraisemblablement fermé une des soupapes, augmentant ainsi la pression dans l'entonnoir.

Cela aurait pu favoriser la formation d'hydrates qui, sous forme de glace, risquent de boucher l'entonnoir.

Avant de reprendre les activités de pompage, une équipe a dû procéder à l'inspection du dispositif. BP avait indiqué que si aucun hydrate n'était détecté à l'intérieur de l'entonnoir, celui-ci serait remis en place rapidement.

Dans la journée, la fuite de pétrole avait repris de plus belle, et les réseaux de télévision montraient le pétrole jaillir à gros bouillons au fond de l'océan.

Selon les experts du gouvernement américain, après le retrait provisoire de l'entonnoir, la fuite de pétrole laissait échapper entre 30 000 et 60 000 barils de pétrole, soit entre quelque 5 et 10 millions de litres. Ces derniers jours, l'entonnoir permettait d'en récupérer environ 25 000 barils par jour.

L'amiral Allen a par ailleurs indiqué que deux personnes sont mortes depuis le début des opérations visant à contrer la marée noire. L'une pilotait un bateau impliqué dans le nettoyage, mais on ne connaît pas les circonstances exactes de sa mort. L'autre a perdu la vie dans « un accident relié à une piscine », selon les termes de l'amiral.

BP nomme un nouveau responsable

Ce recul dans les opérations de pompage est survenu au premier jour de l'Américain Robert Dudley comme coordonnateur des opérations de BP contre la marée noire.

À Londres, la direction de BP a annoncé qu'il prenait « immédiatement » la relève de Tony Hayward, le directeur général de l'entreprise, qui avait jusque là géré la coordination de la gestion du désastre écologique. M. Hayward a été abondamment critiqué pour sa gestion de la crise.

M. Dudley devient « président-directeur général de l'organisation de restauration de la côte du golfe du Mexique », un service créé par BP pour « gérer l'ensemble des aspects de la réponse à l'incident de la plateforme Deepwater Horizon », a indiqué BP dans un communiqué.

Une commission avec des pouvoirs accrus

La Chambre des représentants a par ailleurs voté en faveur de l'octroi de pouvoirs accrus à la commission spéciale qui enquête sur la catastrophe de la marée noire.

Les élus ont proposé de permettre à la commission de délivrer des subpoena pour obtenir des documents et faire comparaître des témoins.

La mesure, adoptée à 420 contre 1, doit toutefois être approuvée par le Sénat avant d'être soumise à l'approbation du président.

La commission bipartisane a été créée le mois dernier par le président Obama pour faire la lumière sur les événements qui ont mené à l'explosion de la plateforme pétrolière, il y a deux mois. Elle doit également émettre des recommandations pour prévenir des catastrophes similaires. Elle dispose de six mois pour publier son rapport.

L'administration Obama persiste et signe

Le secrétaire aux Affaires intérieures, Ken Salazar, a par ailleurs réitéré devant une commission du Sénat que l'administration Obama allait décréter un nouveau moratoire sur les forages en mer.

Il en avait déjà fait l'annonce la veille, quelques heures après qu'un juge eut annulé le moratoire décrété par le président Obama, donnant ainsi raison mardi à 32 sociétés pétrolières qui avaient déposé un recours.

M. Salazar a précisé que le moratoire serait « affiné ». Il a indiqué que les puits pour lesquels l'absence de « risques est avérée » pourraient éventuellement faire l'objet d'une levée de l'interdiction.

Il estime pour le moment que 33 puits situés en eau profonde présentent des risques sérieux en matière de sécurité.

L'industrie pétrolière argue de son côté que le moratoire fait fuir les investisseurs. Le gouverneur de la Louisiane, le républicain Bobby Jindal, affirme pour sa part que le moratoire nuit aux personnes déjà affectées par la marée noire.

Avec les informations de Agence France-Presse

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