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Les observateurs optimistes

Aboubacar Somparé (au centre) ancien allié du dictateur Lansana Conté et candidat aux élections présidentielles en Guinée, est protégé par un soldat lors d'un discours.

Aboubacar Somparé (au centre) ancien allié du dictateur Lansana Conté et candidat aux élections présidentielles en Guinée, est protégé par un soldat lors d'un discours.

Photo : La Presse canadienne / Idrissa Soumare

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La Fondation Carter affirme que le scrutin organisé dimanche en Guinée pourrait bien être la première élection démocratique dans ce pays depuis son indépendance, en 1958.

Les observateurs internationaux chargés de surveiller les élections présidentielles en République de Guinée se disent optimistes à quelques jours du scrutin qui doit se dérouler le 27 juin.

La Fondation Carter affirme en effet sur son site Internet que le vote de dimanche pourrait être la première élection démocratique en Guinée depuis que ce pays a obtenu son indépendance en 1958. Le pays avait était colonisée par la France en 1891.

L'élection du 27 juin pourrait permetre de mettre fin à une longue période de violence et d'instabilité politique dans ce pays d'Afrique de l'Ouest.

David Pottie, un des observateurs de la Fondation Carter, a affirmé en entrevue à Voice of America que la campagne électorale est vigoureuse et que les partis sont très présents à la radio.

La Fondation soutient que les ralliements politiques se déroulent paisiblement et constate une volonté de réconciliation entre les partis politiques et entre les groupes ethniques, déchirés par la violence depuis des années.

Des observateurs parcourent le pays depuis le début du mois de mai pour surveiller les préparatifs électoraux et la campagne des partis politiques.

Mettre fin à l'instabilité

Les élections arrivent neuf mois après le massacre de Conakry, survenu lors d'un rassemblement politique le 28 septembre 2009. Les forces de sécurité guinéennes avaient alors tué 150 personnes.

En décembre 2009, le chef de la junte au pouvoir, le capitaine Dadis Camara, est entré en convalescence au Maroc, après avoir été blessé dans une tentative d'assassinat.

Ces deux événements ont entraîné la conclusion d'un accord à Ouagadougou, en janvier 2010. Cet accord a été paraphé par le président intérimaire, le général Sékouba Konaté, le médiateur et président burkinabé Blaise Compaoré et Dadis Camara.

Il prévoit le respect des libertés publiques, y compris la liberté de presse et d'opinion, et la fin de l'impunité politique. Les signataires s'engagent à mettre en place des élections libres.

La Fondation Carter souligne toutefois que plusieurs difficultés restent à surmonter à l'aube du scrutin comme par exemple le manque de ressources matérielles et humaines dans les bureaux de vote.

Elle souligne aussi que l'éducation populaire reste à faire en matière d'élections, une tâche difficile dans un pays aux nombreux dialectes et où le taux d'analphabétisme demeure élevé.

David Pottie assure que les résultats seront suivis de très près par les observateurs. Un deuxième tour de scrutin est prévu le 18 juillet dans l'éventualité où aucun parti n'obtiendrait de majorité le 27 juin.

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