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Le témoin Sagor-Metellus connaît la police

Jeffrey Sagor-Metellus au palais de justice de Montréal le 25 mai 2009
Jeffrey Sagard-Métellus (archives) Photo: La Presse canadienne / Graham Hughes
Radio-Canada

Jeffrey Sagor-Metellus reprend son témoignage dans le cadre de l'enquête Villanueva en alléguant que des policiers lui ont déjà offert de l'argent en échange d'information.

Jeffrey Sagor-Metellus est revenu, mardi, devant le coroner André Perreault, au palais de justice de Montréal, afin de reprendre son témoignage dans le cadre de l'enquête Villanueva. Et le témoin Sagor-Metellus a fait part de ses impressions sur les policiers en affirmant qu'il s'était déjà fait offrir de l'argent en échange d'informations qu'il aurait pu livrer aux policiers.

L'avocat représentant Jeffrey Sagor-Metellus, Alain Arsenault, a pour sa part soutenu que cette pratique était courante au sein du Service de police de la Ville de Montréal. « C'est une chose connue de tous, et qu'on voit fréquemment. L'autre offre que les gens reçoivent souvent, c'est : "On va oublier telle affaire si tu nous donnes tel truc." Un peu comme Dany Villanueva s'est fait offrir : "Dis le nom qui vient de partir, pis on va oublier la contravention." »

Jeffrey Sagor-Metellus a de plus raconté qu'il avait eu maille à partir avec les forces policières durant son adolescence. Ce témoin a précisé qu'un incident lui avait démontré qu'il ne fallait jamais toucher à un policier.

Rectificatif

Nous avons apporté un correctif à cet article en juillet 2010, à la suite d'une recommandation de l'ombudsman.

Rappelons que Jeffrey Sagor-Metellus avait été atteint d'une balle dans le dos dans l'altercation qui a coûté la vie à Fredy Villanueva, à Montréal-Nord. Le 1er juin dernier, Jeffrey Sagor-Metellus avait expliqué au coroner Perreault qu'à son avis, le policier Jean-Loup Lapointe, qui a fait feu le 9 août 2008, avait fait preuve de brutalité par le passé à l'encontre des jeunes qu'il croisait dans le cadre de ses fonctions, à Montréal-Nord.

Mardi, Jeffrey Sagor-Metellus a recommandé que l'on congédie le policier Jean-Loup Lapointe. Car, selon le témoin, il n'a pas eu raison de craindre pour sa vie le soir du 9 août 2008.

Des trous de mémoire

Durant son témoignage, Jeffrey Sagor-Metellus a été interrogé sur ses liens présumés avec un gang de rue. Jeffrey Sagor-Metellus a finalement reconnu qu'il avait revendu de la drogue pendant des années. Ces activités se seraient déroulées sur le territoire d'un gang de rue. L'avocat du policier Jean Loup Lapointe, Pierre Dupras, a alors demandé au témoin comment il avait pu mener ce trafic tout en n'étant pas membre en règle d'un gang de rue. Jeffrey Sagor-Metellus maintient qu'il n'a jamais appartenu à un gang de rue.

D'après un reportage de Marc Verreault

Avec les informations de La Presse canadienne