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Landry emboîte le pas à Parizeau

Bernard Landry

Bernard Landry

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'ancien premier ministre péquiste se démarque de l'approche étapiste de Pauline Marois pour réaliser l'indépendance du Québec. Il abonde dans le même sens que Jacques Parizeau, qui reproche au PQ d'être trop obsédé à vouloir gouverner une province plutôt qu'à préparer l'indépendance.

L'ancien premier ministre péquiste Bernard Landry affiche ses réticences à l'égard de l'esquisse de programme présentée à la conférence des présidents du Parti québécois (PQ). Cette ébauche est assortie d'une liste de revendications, mais la chef péquiste Pauline Marois se garde de fixer une échéance référendaire.

Interrogé sur le sujet lors d'une marche en faveur de la souveraineté à Montréal, Bernard Landry s'est démarqué de cette approche. « Je pense plutôt comme Parizeau. Il faut y aller [vers un référendum] le plus tôt possible, le plus carrément et démocratiquement possible. Moi, je suis membre du Parti québécois et je vais essayer de faire valoir cette idée d'ici le prochain congrès, en tout respect pour le leadership du parti », a-t-il dit.

M. Landry abonde ainsi dans le même sens que Jacques Parizeau, qui a reproché au PQ d'être absorbé par l'idée de former le gouvernement et de négliger, par le fait même, son projet souverainiste.

Selon l'approche préconisée par la chef du PQ Pauline Marois, un éventuel gouvernement péquiste exigerait différents pouvoirs et compétences du gouvernement fédéral, plutôt que d'établir un échéancier référendaire précis.

Un gouvernement péquiste rendrait, par exemple, la fréquentation d'un cégep français obligatoire pour les enfants de la loi 101, imposerait le français dans les garderies familiales, exigerait le rapatriement du programme fédéral d'assurance-emploi, et réclamerait une seule déclaration de revenus, qui serait traitée par le Québec.

L'option souverainiste serait ainsi dans chacun des gestes du PQ, a précisé Pauline Marois, qui n'a pas exclu le recours aux référendums sectoriels et aux demandes d'amendement constitutionnel pour parvenir à ses objectifs.

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