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Plaidoyer contre le privé

Salle d'urgence

Hôpital

Radio-Canada

L'économiste Robert G. Evans soutient que le système de santé publique est viable et que le recours au privé n'est pas une solution.

Un économiste spécialiste de la santé déboulonne la thèse selon laquelle le système de santé publique n'est pas viable, et que la solution viendrait du privé.

Robert G. Evans, diplômé de l'Université Harvard, Officier de l'Ordre du Canada et professeur à l'Université de Colombie-Britannique a envoyé un message sans équivoque aux membres du Parlement canadien.

Il souligne que depuis 1975, les dépenses liées à l'assurance-maladie sont demeurées remarquablement stables, représentant de 4 % à 5 % du produit intérieur brut.

La hausse des coûts de la santé s'explique principalement par les soins de santé privé à but lucratif, tels que les médicaments sur ordonnances, les tests de diagnostic payants, les soins dentaires et autres services non assurés.

M. Evans donne l'exemple des coûts des régimes d'assurance-médicaments, qui augmentent de 15 % par année.

L'économiste estime que les opposants de l'assurance-maladie qui prétendent que le système de santé publique de soins de santé n'est pas viable financièrement et que la seule solution viable serait un virage vers une plus grande protection provenant du secteur privé propagent carrément un mensonge.

Les dépenses publiques en soins de santé ne sont pas la cause du problème, mais plutôt les dépenses en soins de santé privés, combinées à une chute des revenus provinciaux découlant des importantes réductions d'impôts accordées au fil des ans.

Robert G. Evans

Robert G. Evans réfute également le mythe selon lequel le vieillissement de la population rendra les soins de santé inabordables, en soulignant par exemple que d'autres facteurs, tels que l'accroissement de la population, ont une influence plus importante sur les coûts du système.

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