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Deltell propose une commission parlementaire

Gérard Deltell, chef de l'Action démocratique du Québec
Gérard Deltell
Radio-Canada

Le chef de l'ADQ propose de suspendre l'enquête publique sur le processus de nomination des juges et de faire comparaître l'ex-ministre Marc Bellemare en commission parlementaire. Jean Charest rejette catégoriquement cette possibilité.

La commission Bastarache sur le processus de nomination des juges ne semble plus avoir la confiance des partis d'opposition à Québec.

Le chef de l'Action démocratique du Québec, Gérard Deltell, a proposé jeudi de suspendre temporairement les travaux de la commission et de tenir plutôt une commission parlementaire.

Ainsi, cela permettrait, selon le chef de l'ADQ, de convaincre l'ex-ministre Marc Bellemare, dont les allégations de trafic d'influence dans la nomination des juges sont à l'origine de la commission Bastarache, de témoigner, ce qu'il refuse de faire pour le moment. Dans le cadre d'une commission parlementaire, M. Bellemare pourrait témoigner en tout immunité. Une fois qu'il aura été entendu, on pourra savoir si l'enquête publique doit reprendre ses travaux, a ajouté Gérard Deltell.

« On fonce dans le mur, on va dépenser des millions de dollars et l'objectif de rétablir la confiance ne sera pas atteint », a expliqué M. Deltell en point de presse.

Le premier ministre Jean Charest a balayé du revers de la main cette possibilité. « Je pense que la commission Bastarache est l'endroit et le forum tout désigné, comme c'est une commission qui est indépendante, impartiale », a déclaré M. Charest.

La sortie de Gérard Deltell fait suite au refus du juge Michel Bastarache, mercredi, d'accorder le statut de participant à l'opposition officielle péquiste, tout en le donnant au Parti libéral du Québec et au premier ministre Jean Charest.

Le Parti québécois s'est aussi interrogé sur le choix du juge Michel Bastarache de s'intéresser aux nominations de juges effectuées depuis 2000, c'est-à-dire d'étudier aussi les trois dernières années du précédent gouvernement péquiste. Les allégations de l'ex-ministre Bellemare portaient spécifiquement sur les premières années du gouvernement de Jean Charest, élu en avril 2003.

La chef du PQ, Pauline Marois, estime que le premier ministre est « absolument partial » dans cette affaire, ce dont se défend Jean Charest, qui a nié toute tentative d'influencer les décisions de M. Bastarache.

Le leader parlementaire adjoint du gouvernement, le ministre Claude Béchard a déclaré que la requête de l'opposition officielle péquiste manquait de crédibilité, et qu'il s'agissait d'une stratégie de sa part pour ne pas être entendue.

Avec les informations de La Presse canadienne