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La CSFY affronte le gouvernement

école
Radio-Canada

Le procès opposant la Commission scolaire francophone du Yukon (CSFY) et le gouvernement du Yukon se poursuit à Whitehorse.

La CSFY et le gouvernement ne s'entendent pas sur ce que prescrit le droit concernant la pleine gestion scolaire. La commission scolaire demande la pleine gestion de ses écoles. La cause touche différents aspects, dont l'administration et l'affectation des ressources ainsi que la gestion du personnel, des programmes éducatifs, des bâtiments et du terrain.

La CSFY a terminé la présentation de sa preuve en Cour suprême du Yulkon avec le témoignage de son actuelle directrice générale, Lorraine Taillefer. Celle-ci a relaté de nombreux exemples concrets qui démontrent les difficultés quotidiennes qu'elle rencontre dans ses échanges avec le gouvernement du Yukon.

Le témoignage de Mme Taillefer a aussi fait ressortir la position ferme du gouvernement du Yukon voulant que la langue de travail pour les employés du gouvernement soit l'anglais.

Selon l'avocat de la commission scolaire, Me Roger Lepage, la position du gouvernement va à l'encontre de la Loi sur les langues officielles.

« La Loi sur les langues fait qu'il y a le français et l'anglais comme langues officielles ici et que le gouvernement a donc l'obligation d'offrir des services et des communications en français. »

Me Roger Lepage, avocat de la CSFY

L'avocat qui représente le gouvernement, Me Maxim Faille, n'est pas de cet avis.

« Les francophones jouissent d'un contrôle et d'une gestion qui non seulement rencontrent les exigences de l'article 23 de la charte, mais qui dépassent les exigences de la charte. D'ailleurs, les francophones ont plus de pouvoirs que les anglophones en ce qui concerne la gestion de leurs propres écoles. »

Me Maxim Faille, avocat du gouvernement du Yukon

Le procès qui oppose la CSFY au gouvernement du Yukon se poursuit la semaine prochaine avec la présentation de la preuve de la défense.

Société