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Harper inquiète les journalistes

Stephen Harper

Stephen Harper

Photo : La Presse canadienne / Pawel Dwulit

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des regroupements de journalistes de tout le pays dénoncent le gouvernement Harper pour le contrôle qu'il exerce sur l'information. Ils estiment que le droit du public à l'information est menacé et qu'on assiste à une érosion de la démocratie sous les conservateurs.

Des regroupements de journalistes de tout le pays dénoncent le gouvernement Harper pour le contrôle qu'il exerce sur l'information.

Dans une lettre ouverte, ils affirment que l'information émanant d'Ottawa s'est tarie depuis l'arrivée des conservateurs au pouvoir, au point, selon eux, que le droit du public à l'information est menacé et qu'on assiste à une érosion de la démocratie.

La lettre évoque, entre autres, les obstacles rencontrés lors de demandes d'accès à l'information et la quasi-impossibilité pour les journalistes de pouvoir questionner les ministres ou les responsables des politiques publiques.

Le texte souligne aussi que les photographes de presse se voient interdire de plus en plus l'accès à des événements de nature publique.

Pour les signataires du document, la propagande a remplacé la transparence. Ils notent que les témoins indépendants sont parfois exclus d'événements publics et remplacés par des collaborateurs du premier ministre, qui produisent des documents photo ou vidéo.

Sous le règne du premier ministre Stephen Harper, l'information émanant d'Ottawa s'est tarie. Les ministres et les fonctionnaires sont muselés. Les demandes d'accès à l'information sont ralenties et parfois bloquées après intervention politique. La transparence a cédé le pas à une forme de propagande léchée dont l'objectif est de manipuler l'opinion publique.

Extrait de la lettre ouverte

Des recommandations

Diverses recommandations sont formulées dans cette lettre afin de faire front commun, dont celle d'éviter de rapporter des citations rédigées par le personnel subalterne et envoyées d'un Blackberry. Les journalistes devraient, dans ces cas-là, expliquer à leurs lecteurs qu'ils n'ont pu obtenir de réponses à leurs questions.

Les professionnels des médias sont aussi invités à résister à la tentation d'utiliser les communiqués photo et vidéo, considérés comme de la « propagande léchée » orchestrée par des employés du bureau du premier ministre et envoyée dans les salles de presse du pays.

Enfin, les auteurs de la lettre suggèrent aux journalistes d'informer la population canadienne chaque fois qu'un ministre refuse de commenter un dossier, qu'un important élément d'information n'a pas été fourni ou qu'une demande d'accès à l'information est différée.

Il est grand temps que les choses changent. Ce n'est pas de la détérioration des conditions de travail des journalistes dont il est ici question, mais d'une lente et certaine érosion de la démocratie.

Extrait de la lettre ouverte

La lettre ouverte est signée par les tribunes de la presse d'Ottawa et de six provinces, dont le Québec, et par des associations de journalistes, comme la Fédération professionnelle des journalistes du Québec.

Les signataires de la lettre ouverte

  • Hélène Buzzetti, présidente de la Tribune de la presse parlementaire canadienne
  • Brian Myles, président de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec
  • Mary Agnes Welch, présidente de l'Association canadienne des journalistes
  • Réal Séguin, président de la Tribune de la presse du Parlement de Québec
  • Kim Trynacity, président de la Tribune de la presse de l'Alberta
  • Karen Briere, présidente de l'Association de la tribune de la presse de Saskatchewan
  • Christine Morris, présidente de la Tribune de la presse du Nouveau-Brunswick
  • David Cochrane, président de la Tribune de la presse de Terre-Neuve
  • Wayne Thibodeau, président de la Tribune de la presse de l'Assemblée législative de l'Île-du-Prince-Édouard
Avec les informations de La Presse canadienne

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