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Métier chercheuse, passion commissaire

Philippe Crépeau

Katia Bohémier fait partie des commissaires de la FIA chargés de surveiller les voitures et les gestes des mécaniciens tout au long du week-end.

Katia BohémierAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Photo : Société Radio-Canada

Katia Bohémier était prédestinée à travailler en F1.

Son père italien réparait des carburateurs sur la table de la cuisine familiale. Elle a ensuite acheté une moto pour se rendre aux circuits voir les courses d'autos. Et elle a découvert la F1.

Katia Bohémier est chercheuse à l'institut de santé publique de l'Université de Montréal, mais elle vit sa passion de la F1 en faisant partie de l'équipe de commissaires de la FIA du Québec.

Au Grand Prix du Canada, l'équipe de 12 personnes vérifie les voitures, pour qu'elles soient toujours en conformité avec le livre des règlements.

Katia BohémierAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Photo : Société Radio-Canada

Quand Radio-Canada Sports a retrouvé Katia Bohémier sur le circuit, jeudi, elle était en pleine vérification des systèmes de sécurité : ceintures, rétroviseurs, câbles de retenue des roues, système HANS (Head And Neck Support).

Quand l'équipe d'inspecteurs arrive dans un garage, les mécaniciens ont l'obligation de leur faciliter la tâche.

« On est extrêmement respectés, parce qu'on a tous les droits, explique Katia Bohémier à Radio-Canada Sports. Si on décide qu'il y a eu action illégale entreprise sur une voiture, on avertit les délégués techniques de la FIA qui ont un droit de regard sur le travail qui est effectué.

« Et les écuries comprennent très bien aussi que c'est une question d'équité, ajoute-t-elle. Donc, il n'y a pas de volonté de nous faire la vie dure, enfin, pas trop. »

Les inspections techniques font partie du quotidien des équipes. Elles savent que toute nouvelle pièce doit être homologuée. Et elles travaillent en conséquence.

Laurent MekiesAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Photo : Société Radio-Canada

« Il arrive souvent que quand une nouvelle pièce arrive en piste, on doive la modifier de façon à la rendre conforme, explique l'ingénieur en chef de Toro Rosso, Laurent Mekies. Mais il n'y a pas d'incertitude sur le fait qu'elle soit fondamentalement conforme ou pas. Il y a des ajustements à faire, et il y a en général peu de surprises. »

« Bien sûr, on peut discuter avec les inspecteurs de l'interprétation du règlement concernant une nouvelle pièce. Ensuite, comme une voiture « vit » pendant une course, certaines pièces peuvent s'user et il y a une incertitude sur le contrôle après la course. »

Il y a l'usure normale des pièces et il y a les manipulations interdites. Quand les voitures entrent en piste, les inspecteurs doivent surveiller les tentatives illégales de modifier certains paramètres de la voiture, pour aller chercher plus de performance.

Katia BohémierAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Photo : Société Radio-Canada

Depuis le temps qu'elle fait ce métier, Katia Bohémier a eu le temps d'aiguiser son regard.

« Par exemple, des écopes de frein dont les dimensions ne seraient pas conformes, ou des tentatives d'ajustement de l'aileron arrière ou des suspensions », précise-t-elle.

« Vous savez, c'est tellement facile de cacher un outil dans une petite guenille pour faire un ajustement, c'est souvent très, très simple à faire », note-t-elle.

Katia Bohémier sera encore cette année dans les garages tout le week-end du Grand Prix du Canada pour faire son travail, mais aussi pour admirer ces merveilles de technologie qui la fascinent encore, comme au premier jour.

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