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D'importantes retombées

Le Grand Prix de 2002 à Montréal (archives)

Le Grand Prix de 2002 à Montréal (archives)

Photo : La Presse canadienne / Frank Gunn

Louis-André Bertrand

Le retour du cirque de la formule 1 à Montréal a coûté 15 millions de dollars aux contribuables. À 89 millions de dollars, il semble bien que les retombées économiques de l'événement rendent profitable sa tenue dans la métropole.

Le retour du Grand Prix à Montréal a nécessité le versement de 15 millions de dollars à Bernie Ecclestone, le grand patron de la formule 1. Les divers paliers de gouvernement, qui ont fourni les fonds, estiment avoir fait une bonne affaire en raison des retombées économiques. Qu'en est-il?

Selon les estimations de Tourisme Québec, les dépenses touristiques, qu'on chiffre à 75 millions de dollars, se répartissent dans les secteurs suivants :

  • la restauration (25 %);
  • le transport (24 %);
  • le commerce de détail (21 %);
  • l'hébergement (20 %);
  • et l'achat de billets (10 %).

Les retombées atteignent 89 millions de dollars lorsqu'on ajoute les dépenses des Montréalais, ce qui fait du Grand Prix l'événement sportif ayant la plus grande incidence touristique au Canada, affirme Pierre Bellerose, vice-président de Tourisme Montréal.

Son ampleur est similaire à celle du Festival international de jazz de Montréal et du Festival Juste pour rire, et ce, en quatre à cinq jours au lieu d'une dizaine pour les deux événements culturels, ajoute M. Bellerose. Son impact médiatique est cependant beaucoup plus grand.

Il s'agit de l'événement de moins d'une semaine le plus important au Canada en terme de retombées économiques et médiatiques.

Pierre Bellerose, vice-président de Tourisme Montréal

De l'aveu de M. Bellerose, Montréal ne pourrait pas se payer la couverture médiatique et la diffusion de l'image de marque de la métropole qu'offre le Grand Prix.

Rue Crescent

Plusieurs événements étaient tenus sur la rue Crescent lors du Grand Prix du Canada.

De façon plus concrète, loger la manne de visiteurs nécessite la réservation de 75 000 nuitées dans les hôtels de la région. Les membres des équipes - ils sont environ 1300 - et les touristes doivent se nourrir à leurs frais, ce qui a de quoi occuper les restaurateurs et les traiteurs locaux.

Comme les coûts pour transporter les équipements de l'autre côté de l'Atlantique sont importants, de nombreuses équipes font affaire avec les commerçants et quincailliers de la région pour se procurer certaines pièces.

La participation de 4000 employés est nécessaire pour organiser le Grand Prix.

Pour la province, le Grand Prix rapporte des recettes fiscales annuelles qui dépassent les 10 millions de dollars. Selon les données du ministère des Finances du Québec, les revenus proviennent de

  • l'impôt des particuliers (3,3 millions);
  • le fonds de service de santé (1,3 million);
  • la taxe provinciale de vente (4,6 millions);
  • l'impôt des sociétés (1,1 million).

À cela s'ajoute un pourcentage des ventes de billets.

Rappelons que Québec a déboursé 4 millions de dollars pour le retour du Grand Prix. « C'est donc dire que chaque dollar investi par le gouvernement du Québec lui en rapporte 2,50 $ », précise Nicole Ménard, ministre du Tourisme.

De son côté, Ottawa a investi 5 millions de dollars pour le retour de l'événement sportif. Le gouvernement fédéral perçoit en retour environ 8 millions de dollars en impôts et en taxe.