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Tricheurs récompensés

Vadim Devyatovskiy (gauche) et Ivan Tsikhan (droite)

Vadim Devyatovskiy (gauche) et Ivan Tsikhan (droite) entourent le gagnant des JO de Pékin, le Slovène Primoz Kozmus.

Photo : AFP / Fabrice Coffrini

Radio-Canada

Une irrégularité permet aux Bélarussiens Vadim Devyatovskiy et Ivan Tsikhan de récupérer leur médaille d'argent et de bronze au lancer du marteau, même s'ils avaient consommé de la testostérone avant leur épreuve.

Le Tribunal arbitral du sport (TAS) a rendu une décision plus ou moins controversée, jeudi.

Le TAS a ordonné que les Bélarussiens Vadim Devyatovskiy et Ivan Tsikhan récupèrent respectivement leur médaille d'argent et de bronze gagnées au concours du marteau aux Jeux olympiques de Pékin.

Les deux athlètes ont été déclarés positifs à la testostérone le 17 août 2008. Le Comité international olympique (CIO) leur avait donc retiré leur médaille.

Sauf que le TAS a noté des irrégularités dans l'analyse du laboratoire chinois.

C'est qu'avant 2009, les échantillons A et B de chaque athlète ne pouvaient pas être analysés par la même personne. Et c'est exactement ce qui a été fait dans le cas des deux Bélarussiens, ce qui justifie la décision du TAS de leur rendre leur médaille.

Par contre, depuis 2009, la même personne peut procéder aux deux analyses.

Le TAS a noté que ce cas avait été « exceptionnellement complexe. Il a « souligné que cette décision ne doit pas être interprétée comme une disculpation des athlètes et n'a pas déclaré que les athlètes n'ont pas, avant la compétition, reçu de la testostérone ».

Ironiquement, aux Jeux olympiques de Sydney en 2000, Devyatovskiy avait échoué à un test antidopage. Il avait été déclaré positif à la nandrolone au village des athlètes quelques jours avant le début des JO.