•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L'éducation en français, un droit constitutionnel

École
Radio-Canada

Le directeur de l'Institut canadien de recherche sur les minorités linguistiques, Rodrigue Landry, affirme que la survie de la francophonie canadienne dépend de l'éducation en français des enfants.

L'auteur d'un rapport sur la vitalité des communautés francophones, Rodrigue Landry, exhorte les organismes de défense du français à faire de l'éducation francophone des enfants en bas âge une priorité nationale.

Rodrigue Landry est le directeur de l'Institut canadien de recherche sur les minorités linguistiques (ICRML). Selon lui, l'augmentation du nombre de couples exogames, dont l'un des partenaires est francophone et l'autre anglophone, représente une menace pour la francophonie canadienne.

Son étude démontre que seulement le tiers de ces couples inscrivent leurs enfants à l'école française.

« Dans l'ouest, il ne faut pas oublier c'est de 80 à 90 % des enfants qui viennent de familles exogames. S'ils n'agissent pas sur cette population-là, ils vont avoir des écoles vides. »

Rodrigue Landry

Pour renverser cette tendance, il recommande de mettre sur pied une campagne pour informer les parents de leur droit constitutionnel d'éduquer leurs enfants en français, même si eux ne le parlent plus.

La Commission nationale des parents francophones, qui a financé l'étude de M. Landry, espère maintenant convaincre les autres acteurs de la francophonie canadienne d'accorder plus d'importance à ce dossier.

À l'extérieur du Québec en 2006, plus de 275 000 enfants avaient le droit d'être éduqués en français, selon la Charte canadienne des droits et libertés.