•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des modifications génétiques rares impliquées

Photo: AFP
Radio-Canada

La plus vaste étude jamais réalisée sur l'autisme permet d'identifier une dizaine de nouveaux gènes en cause, mais surtout de déterminer que plusieurs changements génétiques rares sont responsables de l'émergence de la maladie.

La recherche sur l'autisme entre dans une nouvelle ère. La plus vaste étude jamais réalisée sur ce trouble du développement a permis de comparer le code génétique de 1000 personnes qui souffrent d'autisme à celui de 1300 sujets en santé.

Pas moins de 177 chercheurs de 60 institutions situées dans 11 pays ont participé à la phase 2 de l'Autism Genome Project démarré en 2002.

Ainsi, les auteurs des travaux ont découvert des mutations génétiques et de nouveaux gènes impliqués dans cette affection qui touche environ une personne sur 166, et dont la prévalence augmente constamment au Canada.

Certaines de ces mutations seraient transmises par les parents tandis que d'autres seraient propres aux personnes eux-mêmes.

Les chercheurs estiment maintenant que chaque autiste présente sa propre combinaison de changements génétiques, un genre d'empreinte digitale génétique.

Ces différences se produiraient dans certaines zones bien précises du cerveau, qui avaient déjà été identifiées dans la première phase de l'étude.

Cette percée pourrait permettre aux chercheurs de mettre au point des médicaments mieux ciblés. Elle pourrait aussi permettre un diagnostic plus rapide.

Le détail de ces travaux est publié dans la revue Nature.

Aucun thème sélectionné