•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Il y a eu des réunions secrètes

Warren Kinsella, en janvier 2005

Warren Kinsella, en janvier 2005

Photo : La Presse canadienne / Fred Chartrand

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La fusion du Parti libéral du Canada et du Nouveau Parti démocratique aurait été évoquée au cours de réunions secrètes, affirme Warren Kinsella. Un nouveau nom aurait même été évoqué : les Libéraux Démocrates.

CBC a appris que des cadres du Parti libéral du Canada et du Nouveau Parti démocratique ont tenu des discussions secrètes au cours desquelles la fusion des deux partis a été évoquée.

Des membres du PLC ont confirmé que ce rapprochement évoqué dans les réunions allait bien au-delà d'une simple alliance en vue d'élections.

Il s'agirait de créer un nouveau parti afin de contrer les conservateurs de Stephen Harper. Un nom a même été évoqué pour cette nouvelle entité : Libéraux Démocrates.

« Des gens importants sont impliqués dans des discussions à un niveau important » , a déclaré à CBC News Warren Kinsella, un ex-conseiller de l'ancien PM Jean Chrétien.

M. Kinsella n'a pas voulu préciser quelles étaient les personnes impliquées dans ces discussions. Il a ajouté qu'avec un taux de popularité de 25 % la possibilité d'une fusion doit être prise en considération par les libéraux.

« Le fait est que nous sommes en mauvaise posture », a dit M. Kinsella. « Nous ne voulons pas que le Parti libéral du Canada disparaisse et je suis sûr qu'il y a de nombreux néo-démocrates qui en ont assez du sort qui est le leur. Lorsqu'on regarde les fondamentaux [...], on voit qu'il n'y a pas grand-chose qui nous sépare sur le plan politique ».

Fusion ou rapprochement?

Un rapprochement entre les deux partis a été déjà évoqué ces derniers temps, mais dans le cadre d'une coalition. « C'est faisable, allons-y », a récemment déclaré Jean Chrétien à l'émission Power & Politics de CBC.

Sur son blogue, le député libéral Bob Rae a de son côté rappelé qu'il faisait partie d'une coalition, en Ontario, il y a 25 ans, en tant que chef néo-démocrate et qu'à l'époque « le gouvernement fonctionnait de façon efficace ».

L'ancien premier ministre NPD de la Saskatchewan a aussi estimé que l'idée d'un rapprochement entre le PLC et le NPD valait la peine d'être étudiée.

La semaine dernière, rappelle CBC, un sondage montrait qu'une coalition menée par le chef du NPD Jack Layton l'emporterait face aux conservateurs du PM Harper. Mais elle perdrait le combat si elle était dirigée par le chef du PLC Michael Ignatieff.

« Absurde », dit Ignatieff

Michael Ignatieff, le 5 mai 2010Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Michael Ignatieff, le 5 mai 2010

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Dans une entrevue accordée cette semaine à La Presse canadienne, Michael Ignatieff expliquait qu'il serait prêt à diriger une coalition après des élections, mais repoussait toute idée de former un nouveau parti avec le NDP. « Parler d'une fusion est absurde », a déclaré le chef du PLC.

Warren Kinsella admet pour sa part qu'un accord qui ferait complètement disparaître le PLC au sein d'une nouvelle formation politique déplairait certainement à certains membres du Parti libéral. « Je ne peux pas imaginer que cela se fasse sans que cela en froisse certains », a-t-il concédé.

David Herle fait partie de ceux-là. M. Herle, un autre cadre du PLC, qui a participé à deux campagnes électorales aux côtés de l'ancien PM Paul Martin, rejette vigoureusement l'idée que les libéraux puissent accepter d'enterrer le PLC.

« Je trouve cela franchement insultant. Je trouve ahurissant que certains arrivent à une telle conclusion et que qui que ce soit veuille jeter aux oubliettes l'histoire de ce parti, ainsi que le rôle qu'il a joué et qu'il continue à jouer dans le pays. Cela me consterne », a-t-il déclaré.

David Herle a admis que des discussions ont bien eu lieu sur une éventuelle fusion entre le PLC et le NPD, mais il croit que le tollé que ces discussions ne vont pas manquer de provoquer tuera ce projet dans l'oeuf.

Avec CBC

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !