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Exclusif

Des cellulaires illégaux en prison

Cellulaire
Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des détenus utilisent en cachette des appareils interdits afin de poursuivre leurs activités criminelles. Ces cellulaires sont populaires en dépit de leur prix excessif.

La popularité de téléphones cellulaires de contrebande est croissante dans les établissements carcéraux fédéraux.

Plusieurs détenus arrivent à les utiliser en cachette, parfois afin de poursuivre leurs activités criminelles. Ces appareils sont interdits en prison, notamment parce que les autorités ne peuvent pas écouter les conversations des détenus.

Cela n'a pas empêché le meurtrier Andrew Wood de s'évader l'été dernier de la prison Frontenac, dans l'Est ontarien. Il avait planifié son évasion à l'aide d'un téléphone cellulaire remis par une complice, la psychologue de l'établissement. L'homme a finalement été arrêté après six jours de cavale.

Le nombre d'appareils saisis dans les établissements fédéraux témoigne de l'importance croissante des cellulaires de contrebande : 75 ont été découverts l'an dernier au pays. Selon les informations obtenues par la CBC, c'est 10 fois plus qu'il y a trois ans.

15 à 20 $ la minute

Mike Hanley, le directeur de la prison fédérale albertaine de Drumheller, révèle que des rapports internes des services correctionnels indiquent qu'un cellulaire peut être vendu entre 2000 $ et 2500 $ en prison. Le temps d'antenne, lui, se vend de 15 à 20 $ la minute.

Malgré ces tarifs prohibitifs, les cellulaires sont très populaires auprès de prisonniers. Un gardien explique qu'un des téléphones saisis à Kingston a servi à faire 7000 appels en un seul mois.

Cette popularité s'explique notamment par le fait que les téléphones que les prisonniers sont autorisés à utiliser sont sous écoute et que les appels sont limités à certains numéros préapprouvés.

En Ontario, un détenu d'un établissement à sécurité maximum a utilisé un cellulaire pour négocier des achats de drogue avec des associés de Floride. Un autre a magasiné des vestes pare-balles, capables de bloquer le type de munition utilisé par les gardiens.

Le problème toucherait surtout les 57 établissements fédéraux, où les visites et les sorties offrent davantage de possibilités de trafic. Des employés de la prison agissent aussi parfois comme complices.

M. Hanley indique que la petite taille de ces appareils permet de les camoufler plus facilement, notamment dans des montres, des paquets de cigarettes, des bouteilles de shampooing.

Les autorités carcérales étudient la possibilité de bloquer les ondes cellulaires, mais les policiers et les pompiers craignent qu'une telle mesure brouille également leurs communications.

D'après un reportage de Yanik Dumont-Baron

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