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  • Exclusif
  • Police à louer à la Place Dupuis

    Voiture du SPVM devant la Place Dupuis, à Montréal
    Radio-Canada
    Mis à jour le 

    Des commerçants excédés par la vente et la consommation de drogues sur la place Émilie-Gamelin ont payé 20 000 $ en avril dernier pour obtenir une protection policière supplémentaire.

    Des commerçants de la Place Dupuis, au coin des rues Sainte-Catherine et Saint-Hubert à Montréal, ont payé pour obtenir une protection policière supplémentaire au cours du mois d'avril. Les marchands sont excédés par le commerce de drogue et les incivilités autour de la place Émilie-Gamelin, juste en face du centre commercial.

    Radio-Canada a pu constater que la place Émilie-Gamelin est un marché de stupéfiants à ciel ouvert. Une demi-douzaine d'offres ont été faites à notre journaliste en moins d'une heure, dont du crack, de la marijuana et de la morphine.

    Selon les informations de Radio-Canada, quatre policiers supplémentaires ont ainsi été postés dans le quadrilatère de la Place Dupuis en avril. Deux d'entre eux ont été payés par les commerçants, au coût de 20 000 $.

    L'arrondissement de Ville-Marie, géré par le maire de la métropole, Gérald Tremblay, n'avait pas été mis au courant de l'initiative du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), qui provoque un malaise.

    Les deux partis d'opposition dénoncent cette forme de privatisation des services policiers. Vision Montréal y voit la naissance d'une police à deux vitesses. « Si une association de commerçants a les moyens, si dans certains quartiers les gens peuvent se regrouper parce qu'ils sont mieux nantis et qu'ils peuvent le faire... Tout le monde est en droit d'avoir un panier de services communs du SPVM. Ce n'est pas acceptable, surtout dans quelque chose auquel on s'attend que la police s'intéresse, comme tout le dossier du trafic de la drogue », a déclaré le porte-parole de l'opposition officielle en matière de sécurité publique, Réal Ménard.

    « Le nombre de policiers est donné à Montréal. Alors, s'il y en a qui travaillent sous contrat avec tel groupe, ça en fait autant de moins à Saint-Michel, à Montréal-Nord ou dans Parc-Extension », a soutenu pour sa part Richard Bergeron, chef de Projet Montréal et membre du comité exécutif de la Ville.

    Tant le SPVM que le maire Tremblay attendront à mardi matin pour commenter cette affaire.

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