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Halladay à la perfection

Roy Halladay (centre) après le retrait final
Roy Halladay Photo: La Presse canadienne / AP Photo/Wilfredo Lee
Radio-Canada

Vingt jours après Dallas Braden, Roy Halladay atteint à son tour le pinacle. L'artilleur des Phillies réduit les Marlins au silence et signe le 20e match parfait de l'histoire des majeures.

Les matchs parfaits sont-ils vraiment des exploits rarissimes?

Roy Halladay a soulevé la question dans une victoire de 1-0 des Phillies de Philadelphie sur les Marlins, samedi, à Miami.

Celui que l'on surnomme le « Doc » a signé la 20e performance parfaite de l'histoire des majeures, mais la deuxième en moins d'un mois.

Le 9 mai dernier, Dallas Braden, des Athletics d'Oakland, s'était aussi couvert de gloire, contre les Rays de Tampa Bay.

Jamais n'avait-on vu deux performances parfaites en une seule saison depuis le début de l'ère moderne. Le fait qu'elles aient été réalisées dans un intervalle de 20 jours rend le scénario encore plus impressionnant.

Le sport n'avait pas connu pareils coups d'éclat depuis ses premiers balbutiements... en 1880, une éternité. John Richmond (Worcester) et John Ward (Providence) avaient alors lancé deux matchs parfaits en cinq jours.

Mais la liste des récents immortels ne s'arrête pas à Halladay ni à Braden. Ubaldo Jimenez (Rockies) avait lancé un match sans point ni coup sûr en avril. Mark Buehrle (White Sox), lui, avait atteint la perfection le 23 juillet dernier.

Quelle mouche a piqué les artilleurs?

Du feu et encore du feu

Halladay (7-3) était déjà reconnu comme un chef de file chez les artilleurs, mais la perfection lui avait toujours échappé. En 1998, au deuxième départ de sa carrière, il ne lui manquait qu'un seul retrait pour obtenir un match sans point ni coup sûr, mais le frappeur suppléant Bobby Higginson avait brisé le rêve, avec un circuit.

Cette fois-ci, le droitier de 33 ans a tiré les ficelles d'un bout à l'autre. En 115 lancers, il n'a jamais perdu le marbre, comme en font foi ses 72 prises et ses 11 retraits au bâton.

Roy HalladayRoy Halladay Photo : PC / AP Photo/Wilfredo Lee

Sa 27e victime, Ronny Paulino, a frappé un roulant à l'avant-champ, ce qui a fait bondir les 25 086 fidèles du Sun Life Stadium, même s'ils étaient, en principe, vendus à la cause des Marlins.

« Un match parfait n'est pas quelque chose que l'on pense possible, a commenté Halladay. Après deux retraits en neuvième manche, j'ai senti que j'avais ma chance. On en est toujours conscient. On ne peut jamais s'y attendre. »

« Je ne sais pas quoi dire, a admis Halladay. Déjà dans l'enclos, j'atteignais des cibles plus que je ne l'avais jamais fait. J'ai eu l'impression d'avoir emmené ça au monticule. »

Pour le premier match parfait de l'histoire des Phillies depuis Jim Bunning (1964), Halladay a toujours été le maître de sa destinée et n'a pas eu à se rabattre sur les exploits défensifs de ses coéquipiers. Seuls l'inter Wilson Valdez, le troisième-but Juan Castro et le deuxième-but Chase Utley se sont signalés avec leur gant, mais jamais dans des jeux spectaculaires.

Le héros du jour a plutôt rendu hommage à son receveur Carlos Ruiz, l'homme qu'il tient responsable de sa soirée magique.

« Nous avons senti que nous étions simplement entrés dans la routine tôt dans le match et vers la cinquième ou sixième manche, je ne faisais que le suivre. Je ne peux pas en dire assez sur le travail qu'il a accompli aujourd'hui. Il variait les lancers. Ça me rendait la tâche très facile. »

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