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Des enfants victimes d'esclavage sexuel

Des enfants haïtiens

Photo : AFP / Thony Belizaire

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Selon une policière de la Gendarmerie royale du Canada, qui revient d'Haïti, des trafiquants enlèvent des orphelins haïtiens pour en faire des esclaves sexuels en République dominicaine voisine.

Selon une policière de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), des trafiquants enlèvent des orphelins haïtiens pour en faire des esclaves sexuels en République dominicaine voisine.

De retour d'une mission en Haïti, la sergente Lana Prosper affirme que les enfants sont cachés dans des maisons de passeurs avant d'être envoyés de l'autre côté de l'île.

« Depuis notre arrivée sur place et depuis notre retour, des groupes d'enfants ont été trouvés dans des maisons de passeurs près de la frontière, a-t-elle déclaré à La Presse canadienne. Les trafiquants placent les enfants dans ces maisons et ils attendent la tombée de la nuit pour traverser la frontière. »

Les trafiquants se font passer pour des travailleurs humanitaires et vont parfois jusqu'à oeuvrer dans des organismes légitimes afin d'avoir accès aux enfants, soutient-elle.

Le genre de catastrophe qu'a connue Haïti est souvent exploité par les réseaux de pédophiles. Après le tsunami de 2004 et l'ouragan Katrina en 2005, des enfants ont été vendus à des bordels, contraints à se prostituer ou utilisés dans le tournage de vidéos pornographiques.

Selon les enquêteurs, il se peut que les mêmes individus soient à l'origine de ce trafic.

Les enquêteurs s'attendent par ailleurs à ce que des enregistrements vidéo de pornographie juvénile mettant en scène de jeunes Haïtiens fassent surface sur la toile sous peu.

Tout comme la Thaïlande et certains pays de l'ancien bloc de l'Est, Haïti et la République dominicaine sont reconnus comme des destinations de choix pour des pédophiles qui profitent de la pauvreté et de l'instabilité qui y règnent.

La sergente Prosper, qui travaille au sein du Centre canadien de police pour les enfants disparus et exploités de la GRC, a passé un mois en Haïti avec son équipe afin d'aider la police nationale à protéger les enfants que le tremblement de terre de janvier dernier a rendus vulnérables.

Son équipe a visité des orphelinats, recueilli des photographies et des données biographiques des enfants à risque pour constituer une base de données.

Les membres du Centre essaient maintenant de déterminer si les enfants qui ont été récupérés dans les maisons de passeurs avaient transité par les orphelinats qu'ils avaient visités.

Leurs efforts ne font toutefois que commencer. Les autorités haïtiennes recensent quelque 250 orphelinats, tandis que l'UNICEF estime qu'il en existe 600. Selon Mme Prosper, ces chiffres sont toutefois modérés. Elle croit qu'il y en aurait plutôt un millier. La plupart des orphelinats recueillent en moyenne entre 40 et 60 enfants, mais certains ont la responsabilité de 400 orphelins, voire plus.

Avec les informations de La Presse canadienne

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