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L'opération Top Kill est en cours

BP a diffusé cette semaine des premières images de la fuite de pétrole.

BP a diffusé cette semaine des premières images de la fuite de pétrole.

Photo : La Presse canadienne / AP/BP PLC

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Quelques heures après le lancement d'une opération visant à cimenter le puits de pétrole à l'origine de la marée noire dans le golfe du Mexique, BP affirme qu'il est trop tôt pour en prédire l'issue.

Quelques heures après le lancement d'une opération délicate visant à cimenter le puits de pétrole à l'origine de la marée noire dans le golfe du Mexique, BP a affirmé qu'il était trop tôt pour savoir si elle allait s'avérer efficace.

Le directeur général de la pétrolière, Tony Hayward, s'est contenté d'affirmer que l'opération baptisée Top Kill (étouffement par le haut) se déroulait conformément au plan établi. Ses chances de succès restent entre 60 % et 70 %, a-t-il répété, comme ce qui avait été indiqué précédemment.

« L'opération se déroule comme nous l'avions prévu. Il faudra encore 24 heures pour dire si elle a réussi ou non », a-t-il dit lors d'un point de presse.

Plus tôt, la pétrolière a obtenu l'aval du gouvernement, après la validation de la procédure par des scientifiques et des consultations avec l'amiral des garde-côtes Thad Allen, pour lancer l'opération, qui devrait durer une douzaine d'heures.

Une solution faite d'eau, de baryte et de matières solides (sorte de boues chimiques) devait être injectée à très haute pression dans deux conduits qui mènent à la valve d'où s'échappe le pétrole.

Si la pression appliquée à la fuite est assez forte, le mélange devrait forcer le pétrole à se replier et à l'immobiliser. Du ciment serait ensuite injecté pour sceller la fuite.

Advenant un échec, la compagnie a indiqué qu'elle avait d'autres solutions en réserve, mais qu'elle devra attendre la fin du mois avant d'aller de l'avant.

Le président Barack Obama a averti qu'il se rendra sur place vendredi. Ce sera sa deuxième visite depuis l'accident, survenu il y a plus d'un mois.

D'aucuns estiment que la pression populaire pourrait inciter Washington à prendre les commandes. Mais le responsable des opérations sur place, l'amiral des garde-côtes Thad Allen expliquait mardi que BP faisait tout ce qu'il fallait et que la compagnie avait plus d'expertise et d'équipements que le gouvernement américain.

Une catastrophe annoncée

Alors que Washington et BP touchent du bois pour que la nouvelle tentative de bloquer la fuite de pétrole soit la bonne, une note de service de la compagnie révèle que plusieurs signes alarmants sont survenus avant l'explosion du 20 avril.

Des élus américains ont su par BP que plusieurs anomalies ont mené à l'accident.

Les représentants Henry Waxman et Bart Stupak ont pris connaissance de cette note dans laquelle la compagnie qualifie « d'erreur fondamentale » des tests de pression menés avant l'explosion.

Le document fait aussi état d'anomalies dans l'équipement qui doit normalement protéger la plateforme d'un tel accident.

L'explosion qui a suivi a fait 11 morts. Elle a aussi occasionné des dommages considérables aux populations du littoral qui vivent de la mer et des torts incalculables aux riches écosystèmes de cette région du sud des États-Unis.

L'économie régionale souffre aussi du manque à gagner touristique. Les plages sont fermées à l'approche du long week-end du Memorial Day.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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