•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

3 $ l'album

La pochette de Golden Bombay, de Misteur Valaire

La pochette de Golden Bombay, de Misteur Valaire

Photo : Misteur Valaire

Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les internautes offrent en moyenne 3,08 $ pour le dernier album de Misteur Valaire, vendu en ligne au prix que souhaitent payer les consommateurs.

Le groupe québécois Misteur Valaire tire un bilan en demi-teinte de la stratégie de vente de son dernier album. Lancé la semaine dernière, Golden Bombay est offert en téléchargement au prix souhaité par le consommateur.

Résultat après un peu plus de 900 téléchargements : cet album vaut 3,08 $ ou 28 ¢ la pièce, note sur son blogue le responsable de la mise en marché sur Internet de l'album, Guillaume Déziel.

D'autre part, plus de la moitié (50,2 %) des consommateurs ont choisi de ne rien payer. Abstraction faite de cette moitié, le prix de l'album monte à 7,49 $.

Plusieurs internautes semblent privilégier des chiffres ronds pour leurs achats, particulièrement 5 $ et 10 $ qui représentent 30 % des montants choisis. Le prix le plus cher versé s'élève à 30 $.

Le groupe avait choisi de distribuer son premier album, Friterday Night, gratuitement en ligne.

Sur les traces de Radiohead

Radiohead a été le premier à offrir un album en téléchargement au prix souhaité par l'acheteur en 2007. Le groupe britannique avait choisi de distribuer lui-même son album.

Selon des données de ComScore publiées quelques mois après le lancement, le groupe britannique avait récolté en moyenne 2,26 $ par album. En excluant ceux l'ayant acquis gratuitement, le prix moyen s'élevait à 6 $.

Lorsqu'il était sous contrat avec la maison de disque EMI, le groupe aurait touché entre 3 $ et 5 $ par album.

Une étude de l'Observatoire de la culture et des communications du Québec avait démontré l'intérêt des consommateurs québécois pour la musique locale sur Internet. « Il reste à identifier comment tirer profit de cet intérêt manifeste des Québécois pour leur propre culture en ligne », commentait alors l'auteur de l'étude.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !