•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Richard Desjardins dénonce

Richard Desjardins
Radio-Canada

Le chanteur et militant attaque les groupes écologistes, tels que Greenpeace, qui se sont entendus avec des entreprises forestières pour protéger la forêt boréale.

Le fondateur de l'Action boréale en Abitibi-Témiscamingue (ABAT) qualifie de « Walmart écologiques » les groupes qui se sont entendus avec des entreprises forestières, mardi, pour protéger la forêt boréale.

Dans une entrevue accordée au journal La Presse, Richard Desjardins affirme que la question de la sauvegarde de la forêt est loin d'être réglée pour lui. « Cette entente a été faite au sujet d'une richesse collective, entre des groupes écologistes et des entreprises, alors qu'aucune de ces personnes n'est propriétaire de cette ressource », a déclaré M. Desjardins.

Le chanteur et militant regrette que les groupes locaux, les Autochtones et même le gouvernement provincial aient été tenus à l'écart des négociations.

On a été gardés dans l'ignorance de ces tractations, qui ont été tenues par des groupes internationaux qui sont devenus des genres de Walmart écologiques

Richard Desjardins

Le président de l'ABAT, Henri Jacob, abonde dans le même sens que le fondateur de l'organisation. « Cette entente-là a été signée sans aucune espèce de consultation avec les régions concernées par le dossier forêt, donc on trouve un peu cavalière la façon de faire », mentionne M. Jacob.

Lors de l'annonce de l'entente à Toronto, le président de l'Association des produits forestiers du Canada (APFC), Avrim Lazare, a précisé qu'elle lui servirait de bouclier contre des groupes comme celui de Richard Desjardins.

Le chanteur et militant n'a pas l'intention de lâcher prise pour autant. « Tout le monde pense qu'avec ça, l'affaire de la forêt est réglée, a-t-il dit. Mes chums me disent qu'il faudrait saborder l'Action boréale. Mais s'ils pensent qu'il va y avoir un moratoire dans notre lutte, ils se trompent. »

Après avoir dénoncé l'exploitation de la forêt boréale et la situation des Autochtones, Richard Desjardins prépare un documentaire sur les mines.

Avec les informations de La Presse